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Comment anticiper le séisme ?  
Quelques conseils supplémentaires
 

Quelques conseils structuraux

Les constructions individuelles doivent souscrire aux recommandations suivantes :

Eviter les terrains en pente et exposés aux chutes de pierres ou à l'instabilité d'ouvrage de soutènement

Relier les fondations entre elles et les ancrer en sol rocheux ou les chaîner par des longrines armées dans les deux directions, en sols meubles. Il est donc indiqué de choisir un terrain compact.
(NB : Longrine : Poutre longitudinale en béton armé entretoisant les fondations dans la structure.)

La superstructure doit être liée efficacement aux fondations. Elle doit être rendue monolithique par un réseau de chaînage délimitant des panneaux. Des chaînages doivent couronner le rampant des murs pignons (mur de construction dont la partie supérieure en forme de triangle supporte une toiture à deux versants) et des refends (mur porteur situé à l'intérieur du bâtiment et reliant deux façades).

Eviter les canalisations encastrées ou enrobées et prévoir des lyres aux raccordements avec l'installation intérieure…

Les ouvertures de plus de 0,60m doivent recevoir un encadrement mécaniquement continu relié. Des chaînages verticaux et horizontaux doivent encadrer les ouvertures de hauteur supérieure ou égale à 1m80.

La charpente doit être contreventée dans le plan des entraits
(membrure inférieure d'une ferme dans un comble à deux ou plusieurs pentes), des contrefiches (pièce posée obliquement sur un étai ou un mur pour assurer sa stabilité) et des versants (pan incliné d'une toiture). Elle doit être solidement fixée aux chaînages.


Quelques conseils sur les éléments non structuraux

Les éléments qui rentrent dans cette catégorie sont les façades, les vitrages, les cloisons, les revêtements muraux, plafond suspendu, couvertures…
L’objectif premier de la construction parasismique, assurer la sauvegarde des vies humaines, implique la préservation de l’ossature des bâtiments. Celle des éléments non structuraux est souvent passée au second plan, alors même que leur destruction (bris de glace, chute de plafond suspendu…) présente parfois un danger grave pour la sécurité des personnes.
Il arrive souvent que la structure d’un bâtiment résiste pratiquement sans dommage à un séisme, mais que les éléments non porteurs soient complètement détruits. Or la réparation des éléments non structuraux est coûteuse et entraîne une mise hors service temporaire du bâtiment.
Les dommages à ces éléments peuvent être minimisés par une conception adéquate des fixations. Il est conseillé de désolidariser (c’est à dire de découpler) les éléments non structuraux des éléments porteurs. Ils seront fixés par des attaches qui autorisent des déplacements relatifs par rapport à la structure. Dans le cas où la structure ne serait pas flexible et où l’activité sismique est moyenne, il est possible de les lier rigidement au système porteur.

Quelques conseils sur les équipements et les réseaux :
La protection sismique des équipements et des réseaux est souvent laissée à l’appréciation des constructeurs. Rares sont les codes qui leur consacrent un chapitre. Or leur maintien en fonctionnement pendant un tremblement de terre est essentiel.
Ainsi, par exemple, la rupture de l‘installation de gaz peut provoquer une explosion suivie d’un incendie, et celle du réseau d’eau limite les moyens de lutte contre le feu.
Certains principes simples assurent un bon fonctionnement des équipements aux séismes. Il s’agit notamment de :

  • opter pour des équipements le plus léger possible,
  • soigner les ancrages,
  • abaisser au maximum le centre de gravité des équipements lourds (éviter de les placer à l’étage),
  • empêcher les collisions entre équipements.
En particulier, les souches de cheminées doivent être, si possibles, implantées près du faîtage. Les tuiles doivent être attachées.

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