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seminaire  

Atelier 2
Cartes des risques sur internet

 

Animateur : Marc Leobet, adjoint au chef du bureau de l'information et de la coordination interministérielle, SDPRM/DPPR/MATE
Rapporteur : Jacques Grandjean, ENSG / IGN (cité par Marc Leobet)

Je vais ici rapporter les éléments constaté par Jacques Grandjean, qui présente la particularité intéressante d'être à la fois ingénieur de l'IGN et professeur de management. Il a dû partir dès la fin de l'atelier, c'est pourquoi je présenterai les éléments à sa place.

Il a constaté un certain nombre de constantes, de points habituels liés à ce type de débat. Ainsi, l'angle d'approche a été d'abord technique, avec ici la présentation des modes de diffusions de cartes statiques ou dynamiques, ou l'apport des bases distribuées.

De là, le groupe a classiquement glissé vers les aspects économiques, avec les notions de coûts et de prix des données, d'existence et de validité des données, et les contraintes crées ou supportées par les éditeurs de données.

L'impact culturel du passage, pour les organismes publics, du statut de créateur de données à celui de fournisseur de données a été évoqué, et incidemment a introduit l'usager dans le débat.

Et c'est à ce moment, vers la fin de l'atelier qu'est apparu la spécificité de la publication des cartes des risques sur internet, qui est son enjeu politique. L'apparition de l'usager dans le débat implique son interprétation du message reçu, la clarté de l'information, son impact lors de prises de décision. Or, les questions du matin et l'atelier ont mis en évidence que les cartes diffusées avaient été souvent conçues pour des techniciens, et qu'elles risquaient fort de provoquer des erreurs d'interprétations à l'usager, donc à l'électeur. Les conséquences dans les aspects de concertation, de mémoire du risque, de responsabilité individuelle et de pression sur les politiques locales et nationales sont rapidement évoquées.

En conclusion de l'atelier, je présenterais ce qu'il faut retenir des enjeux de la publication des cartes des risques sur l'internet sous la forme d'une spirale. A l'origine, une motivation politique d'information et de transparence du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, qui pousse fortement les services de l'Etat et les organismes publics à publier leurs informations sur les risques. Cette information devra être adaptée à sa cible, par exemple en créant des services de publication facilitant l'accès à une information compréhensible : il s'agit d'améliorer la communication. Nous passerons alors d'un utilisateur considéré comme un technicien, ce qu'il n'a aucune raison d'être, à un utilisateur-citoyen. Nous atteignons alors un nouveau niveau politique, celui du citoyen responsable, capable d'adapter son comportement, ce qui est le meilleur moyen de rendre la société plus sûre face au risque.

Merci

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