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Les tempêtes
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| Le risque tempête |
Les conséquences
Du fait de la pluralité de leurs effets (vents, pluies, vagues) et de zones géographiques touchées souvent étendues, les conséquences des tempêtes sont fréquemment importantes, tant pour lHomme que pour ses activités ou pour son environnement.
Les conséquences humaines
Le nombre de victimes peut être important : décès, personnes blessées, mais aussi sans abris en nombre potentiellement conséquent. Limprudence et/ou linconscience sont, dans de nombreux cas, à lorigine des décès à déplorer.
Les autres causes sont notamment les impacts par des objets divers projetés par le vent, les chutes darbres, les décès dus inondations ou aux glissements de terrains.
Les conséquences économiques
Il sagit des coûts et perte (ou perturbation) dactivités résultant des destructions ou dommages (édifices privés ou publics, infrastructures de transport ou industrielles, etc.) et de linterruption des trafics (routier, ferroviaire, aérien). Par ailleurs, les réseaux deau, téléphonique et électrique subissent à chaque tempête, à des degrés divers, des dommages à lorigine dune paralysie temporaire de la vie économique. Enfin, le milieu agricole paye régulièrement un lourd tribut aux tempêtes, du fait des pertes de revenus résultant des dommages au bétail, aux élevages et aux cultures. Il en est de même pour le monde de la conchyliculture.
Les conséquences environnementales
On peut distinguer les effets directs des tempêtes (destruction de forêts due aux vents, dommages résultant des inondations, etc) et leurs effets indirect (pollution plus ou moins grave et étendue du littoral due à un naufrage, pollution à lintérieur des terres dues aux dégâts sur les infrastructures de transport, etc.).
Quelques exemples récents
Les tempêtes de décembre 1999 ont causé, en France, la destruction denviron
500 000 ha de forêts.
Lors de la tempête des 2 et 3 septembre 1983, dix kilomètres de côtes du Finistère sont pollués à la suite du naufrage dun caboteur panaméen, libérant 160 tonnes de fuel léger et 20 tonnes de fioul lourd ;
Lors de la tempête des 26 et 27 février 1990, huit tonnes de produits chimiques contenus dans des containers sont perdus en mer par un cargo.
Le cas français
Les zones exposées
Lensemble du territoire français métropolitain est exposé aux tempêtes.
Toutefois, cette menace pèse de façon plus forte :
sur les zones littorales, et en premier lieu sur la façade atlantique et sur les côtes de la Manche. Cette sensibilité des zones littorales, par rapport à lintérieur du continent, sexplique par le fait quune tempête perd le plus souvent de son intensité à lintérieur des terres, et que son passage saccompagne dune hausse plus ou moins importante du niveau des mers (et de vagues plus ou moins hautes).
dans la partie septentrionale de lHexagone, et plus particulièrement le quart nord-ouest, en raison dune des configurations " classiques " du rail des dépressions.
Les tempêtes passant généralement au nord-ouest de la France, nous nen connaissons souvent que leur partie sud-est.
Le cas des tornades
Les zones préférentielles des tornades se situent dans la moitié nord-ouest du pays : les perturbations venant de lAtlantique, en rencontrant de lair chaud des basses couches remontant de la Méditerranée, constituent une situation propice à loccurrence du phénomène. Dautres zones, correspondant au Languedoc, aux terres comprises entre les Pyrénées et le Massif Central ainsi que le Jura, semblent également plus particulièrement concernées, du fait de linfluence de phénomènes locaux liés à la topographie.
Les tempêtes de décembre 1999
Ces deux événements ont été les plus dramatiques de ces dernières dizaines dannées, touchant en particulier la France avec un bilan total de 92 morts et 15 milliards deuros au minimum de dommages. Leur période de retour a été estimée de lordre de quatre à cinq siècles.
Les principaux facteurs à lorigine du caractère exceptionnel des tempêtes de décembre 1999 sont :
- la configuration du rail des dépressions, de type " zonal ", avec une intensité et une extension exceptionnelle (dun bord à lautre de lAtlantique) du courant-jet ;
- la formation de petites dépressions sur lAtlantique. Pour cette raison, elles sont restées guidées par le courant-jet jusquà son extrémité (la France) ;
- lextrémité du courant-jet, favorable à une amplification du phénomène, qui se situe alors au droit de la France ;
- le fait que, en raison notamment de sa petite taille, la première tempête na pas " consommé " toute lénergie potentielle du courant-jet ;
cette énergie est exploitée par la seconde, qui modifie profondément le courant-jet et met fin à " lépisode ".
La première tempête, caractérisée par une très profonde dépression (960 hPa à 7 h aux environs de Rouen) a traversé en quelques heures la moitié nord de la France, le sud de lAngleterre, la Belgique et lAllemagne. Elle sest déplacée à une vitesse élevée, de lordre de 100 km/h.
Les vents les plus violents ont balayé une bande dune largeur de 150 km environ à proximité de la dépression, tout au long de sa trajectoire (coté sud), sur un axe allant de la pointe de Bretagne à lAlsace. La région parisienne a été particulièrement frappée (rafales à 178 km/h).
La seconde tempête, également très profonde (965 hPa) et se déplaçant à une vitesse voisine de 100 km/h, a traversé la France entre laprès-midi du 27 décembre et la nuit du 27 au 28. La trajectoire a suivi une ligne allant de Nantes (vers 19 h), à Dijon (1 h) et à lAlsace (vers 4 h). La dépression sest ensuite évacuée vers lest.
Des vents exceptionnellement violents ont accompagné cette dépression, avec des forces maximales sur ses parties ouest et sud. Les régions les plus touchées ont été dabord le sud de la Bretagne et les côtes atlantiques dans laprès-midi du 27 décembre (près de 200 km/h sur lîle dOléron), puis
toutes les zones situées au sud dune ligne La Rochelle/Macon, y compris la cote méditerranéenne et la Corse.
Au nord de la dépression, des chutes de neige tenant au sol se sont produites sur le nord de la Bretagne et la Normandie.
Pages du site de Météo-France sur les tempêtes de 1999
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Quelques précicions
La prévision du temps comprend deux grandes parties :
une partie automatique, basée sur une chaîne de prévision numérique ;
une partie dinterprétation des résultats bruts de la chaîne automatique.
Cest le domaine des prévisionnistes.
Les modèles numériques météorologiques sont dabord un ensemble dhypothèses sur la nature et lévolution de latmosphère, permettant dappliquer les lois de la thermodynamique et de la mécanique des fluides. Ces hypothèses sont ensuite traduites en équations mathématiques, puis numérisées pour pouvoir être appliquées aux variables à laide dun ordinateur.
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