| Le phénomène volcanique |
On définit un phénomène naturel comme la réalisation dun événement particulier, sans tenir compte de son intensité ou de sa probabilité doccurrence.
La tectonique des plaques
La tectonique des plaques, dont le principe est connu depuis la seconde moitié du XXe siècle, est à lorigine des chaînes de montagne et de phénomènes tels que les séismes et le volcanisme.
La Lithosphère (croûte et manteau supérieur) est morcelée en plusieurs fragments, appelés plaques. Sept plaques majeures recouvrent la surface terrestre. En raison des mouvements de convection au sein du manteau, ces plaques sont mobiles les unes par rapport aux autres, avec des vitesses de quelques centimètres par an.
Ces mouvements de plaques peuvent être divergents, convergents ou en coulissage.
Les volcans
Un volcan est une émission en surface de produits (gazeux, liquides et solides) dorigine magmatique profonde. Il peut être terrestre ou sous-marin.
Lénergie dégagée lors dune éruption volcanique peut atteindre, voire dépasser pour les événements cataclysmaux, 1020 joules, soit dix millions de fois la puissance de la bombe lâchée sur Hiroshima en 1945.
Les produits dune éruption
Lorsquun magma arrive à proximité de la surface terrestre, il dégaze et se transforme alors en plusieurs produits :
les gaz : au cours dune éruption, un milliard de tonnes de gaz peut être relâché dans latmosphère. Leurs compositions varient selon le magma originel, mais aussi selon son degré dévolution. Les trois principaux gaz émis par les édifices volcaniques sont, par ordre dimportance, la vapeur deau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) et lanhydride sulfureux (SO2). En quantité bien moindre, mais avec des conséquences loin dêtre négligeables, on retrouve également le monoxyde de carbone (CO), lacide chlorhydrique (HCl), lhydrogène (H2), lhydrogène sulfuré (H2S) et le soufre (S2) ;
les liquides : le magma, une fois dégazé, peut être émis sous forme de lave et sépandre en coulées ;
les solides : au sein de cette fraction solide, appelée tephra (cendres en grec), on distingue trois familles en fonction de la taille de lélément : les bombes (plus de 64 mm), les lapillis (de 2 à 64 mm) et les cendres (moins de 2 mm). Ils sont projetés dans latmosphère, dautant plus loin quils sont légers.
Lactivité dun volcan
On caractérise souvent un volcan par son activité : on parle de volcan actif ou de volcan éteint. La distinction entre ces deux termes nest pas évidente : un volcan actif peut être en activité ou en sommeil ; une période de sommeil prolongée peut laisser à penser que le volcan est éteint, alors quune nouvelle éruption est possible à tout moment.
On considère quun volcan est éteint si le temps écoulé depuis sa dernière éruption est largement supérieur à la moyenne des périodes de sommeil passées.
La localisation du volcanisme
Lactivité volcanique étant liée à la tectonique des plaques, il est normal que, dans la majorité des cas, les volcans soient situés en limite de plaques.
Le volcanisme des dorsales océaniques
Cest le plus important système volcanique de la Terre, puisquil a produit la totalité des fonds océaniques, soit près de 70% de la surface terrestre.
Lorsque une remontée de magma a lieu sous un continent, la croûte continentale samincit au niveau dun rift, puis se rompt, permettant larrivée en surface de ce magma. Ce phénomène se met évidemment en place sur une très longue durée (quelques millions dannées).
Si le phénomène se prolonge suffisamment, on passe à une phase océanique : la mer envahit le rift, appelé alors dorsale océanique. Les roches formées à partir de ce magma, au niveau des grandes failles qui caractérisent un rift, constituent la croûte océanique.
Les dorsales marquent la limite entre deux plaques divergentes. La croûte océanique séloigne de part et dautre de laxe de la dorsale par le jeu de la tectonique des plaques.
Ce type de volcanisme ne concerne pas le territoire français. LIslande est un exemple dune dorsale océanique dont le volcanisme émerge, ce qui permet une observation directe du phénomène.
Le volcanisme des zones de subduction
La taille de la Terre étant constante, la croûte créée au niveau des dorsales océaniques doit nécessairement disparaître ailleurs.
Cela se passe au niveau des convergences de plaques (océaniques ou continentales). Le long de la ligne de convergence, la plaque la plus dense plonge sous lautre. On parle alors de subduction.
La subduction saccompagne généralement dune fusion partielle de la croûte plongeante ou du manteau alentour, ce qui peut donner lieu à un volcanisme en arrière de la zone de subduction.
Lorsque ce sont deux plaques océaniques qui convergent, un arc insulaire volcanique se forme. Les îles de la Martinique et de la Guadeloupe appartiennent à larc insulaire des Petites Antilles.
En cas de convergence dune plaque océanique et dune plaque continentale, la première plonge sous la seconde. Il ny a aucun exemple sur le territoire français de ce type de volcanisme. En Amérique, la cordillère des Andes sest formée par ce mécanisme.
Le volcanisme intra-plaque
Les différents types de volcanisme décrits jusquici se trouvent à la frontière de deux plaques ou dans une région où une plaque se sépare en deux. Il existe cependant un autre type de volcanisme appelé volcanisme de point chaud. Il se caractérise par une remontée beaucoup plus profonde de magma, vraisemblablement depuis linterface noyau-manteau, à près de trois mille kilomètres de profondeur. Ces zones de remontées sont fixes par rapport aux plaques lithosphériques en mouvement. Un alignement de volcans se forme alors au fur et à mesure de ce déplacement relatif de la plaque par rapport à la source de magma. Cette succession de volcans (le plus ancien étant le plus éloigné du point chaud) permet de déterminer la vitesse et la direction de déplacement de la plaque.
En France, lîle de la Réunion, la Polynésie française et lAuvergne appartiennent à ce type de volcanisme.
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