Un cyclone est un risque majeur contre lequel l'Homme ne peut que se protéger de manière passive : on ne peut en effet l'empêcher de naître. Les seules mesures possibles relèvent de la protection et de la mitigation. Ces dispositions, à la fois individuelles et collectives, sont destinées à limiter l'impact humain et économique.
La gestion du risque cyclonique repose en grande partie sur la surveillance météorologique et sur une mise en alerte progressive de la population exposée, ainsi que sur les actions d'information sur la conduite à tenir avant, pendant et après le passage du cyclone. Ces dispositions ont permis de faire chuter considérablement le nombre de victimes et l'ampleur des dégâts à déplorer par rapport aux bilans terrifiants des siècles, voire des décennies, antérieurs.
La réduction des bilans humains et économiques passe également par la mise en uvre de stratégies constructives adaptées et par une maîtrise rigoureuse de l'occupation des sols.
La prévention
L'information préventive
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l'article L 125.2 du Code de l'environnement.
Établi sous l'autorité du préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l'échelle d'un département l'ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d'État mises en place.
Le maire élabore un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire.
Le DICRIM doit être accompagné d'une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d'une campagne d'affichage. Ces deux documents sont disponibles en mairie.
Le plan de communication établi par le maire peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargé de l'environnement et de la sécurité civile (arrêté du 27 mai 2003).
Le maire peut imposer ces affiches :
Affiche d'information préventive sur le risque cyclonique
- dans les locaux accueillant plus de 50 personnes,
- dans les immeubles regroupant plus de 15 logements,
- dans les terrains de camping ou de stationnement de caravanes regroupant plus de 50 personnes.
Les propriétaires de terrains ou d'immeubles doivent assurer cet affichage
(sous contrôle du maire) à l'entrée des locaux ou à raison d'une affiche par
5 000 m2 de terrain.
La surveillance
Comme pour les phénomènes tempétueux des régions tempérées, la prévention cyclonique s'appuie en grande partie sur la surveillance de l'évolution des perturbations atmosphériques (prévision) et sur les dispositifs d'information de la population voir ci-dessous: la gestion de crise.
Les cyclones sont des phénomènes sous haute surveillance. La coordination de la veille cyclonique est assurée au plan international par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Celle-ci a désigné dans chaque bassin océanique un centre météorologique régional spécialisé (CMRS) : Miami pour l'océan Atlantique nord et Pacifique nord-est ; Tokyo pour l'océan Pacifique nord ; New-Delhi pour le golfe du Bengale et la mer d'Oman ; Fidji pour l'océan Pacifique sud-ouest ; Saint-Denis-de-la-Réunion pour le sud-ouest de l'océan Indien). Ces centres ont pour mission de détecter les phénomènes le plus tôt possible et de prévoir leur trajectoire jusqu'à leur dissipation. Si nécessaire, ils assurent la diffusion de messages à tous les centres météorologiques de la région concernée, afin d'avertir du danger potentiel.
Les données diffusées concernent le comportement des cyclones tropicaux, leurs déplacements et leurs variations d'intensité ainsi que l'importance des marées de tempête et des inondations qu'ils sont susceptibles de provoquer. Ces prévisions permettent alors aux décideurs des zones concernées de déclencher éventuellement les dispositifs d'alerte prévus à cet effet.
La prévision cyclonique repose sur la modélisation numérique de l'atmosphère en zone tropicale, la modélisation numérique « perturbée » par un certain nombre d'observations fictives pour prendre en compte de façon réaliste le tourbillon, la climatologie et l'adaptation statistique à partir des prédicteurs fournis par le modèle numérique.
Un modèle numérique météorologique est d'abord un ensemble d'hypothèses sur la nature et l'évolution de l'atmosphère [voir en bas de page les différents types de modèles numériques météorologiques]. Ces hypothèses sont traduites en équations mathématiques, puis numérisées pour pouvoir être appliquées aux variables à l'aide d'un ordinateur. Les différentes observations effectuées sur le cyclone sont " rentrées " dans ce programme, capable de donner à la fin du calcul les paramètres relatifs à l'évolution prévisible du phénomène.
Veille météorologique mondiale
L'OMM coordonne à l'échelle mondiale, par le biais de la Veille météorologique mondiale - VMM - la collecte et la diffusion des observations nécessaires aux prévisions.
Le réseau de mesures permettant d'observer à l'échelle de la planète l'état de l'atmosphère, appelé Système mondial d'observation (SMO), s'appuie sur :
- les mesures régulières réalisées à partir de stations météorologiques de surface et à partir de navires ;
- les profils verticaux de vents, température et humidité obtenus à partir de ballons sondes lâchés sur terre et sur mer à heures fixes ;
- les mesures effectuées par les avions commerciaux, ainsi que les reconnaissances aériennes réalisées dans l'il du cyclone (effectuées par des avions « chasseurs de cyclones » spécialement équipés) ;
- les mesures réalisées en mer par des bouées dérivantes ou fixes
(environ 300) ;
- les mesures effectuées par des satellites en orbite polaire.
La prévision fournie dans les messages des CMRS provient de sources diverses. Le prévisionniste compare les différents modèles puis établit une synthèse ou fait son choix parmi les différents scénarios bâtis par ces modèles, à partir de son expérience : c'est l'expertise humaine.
Les autres mesures préventives
Outre la prévision cyclonique et l'information de la population, les autres piliers de la prévention sont la « prise d'assurances » quant à la non-exposition du futur terrain d'assise du projet aux phénomènes induits par les cyclones [voir chapitre aléa cyclonique] et le respect des normes de construction en vigueur.
La maîtrise de l'aménagement
Une attention particulière doit être portée sur le choix du terrain d'implantation des nouveaux projets d'urbanisation (dans l'idéal, un diagnostic du risque pesant sur le bâti existant est également souhaitable). Les principes à respecter sont les suivants :
- éviter de construire en bordure du littoral, de façon à s'affranchir du risque lié à la houle cyclonique et à la marée de tempête ;
- ne pas construire dans le lit majeur des cours d'eau (et plus largement dans toute zone inondable) compte tenu des risques de débordements existants pendant et après le passage du cyclone (liés à la pluviométrie souvent importante qui l'accompagne) ;
- éviter les sites dont les caractéristiques topographiques leur confèrent une trop grande exposition aux vents ;
- ne pas construire sur un versant soumis aux instabilités de terrain (de même qu'en tête ou au pied de celui-ci) ;
- ne pas construire sous une ligne électrique haute tension (risque d'électrocution et d'incendie).
Dans les zones exposées aux risques, selon l'article L 562-1 du Code de l'environnement, les constructions sont soit interdites, soit soumises à des conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation.
Les dispositions constructives paracycloniques
L'objectif du génie paracyclonique repose sur un ensemble de principes conceptuels et de dispositions structurelles. Il ne s'agit pas de garantir une résistance totale du bâti contre tout phénomène cyclonique, mais d'améliorer la résistance générale du bâtiment (tout en conciliant l'objectif de climatisation naturelle du bâtiment, objectif incontournable du fait du climat des zones concernées). Ce dernier objectif est relativement simple à mettre en uvre.
Un bâtiment construit selon les règles paracycloniques pourra subir des désordres structurels plus ou moins importants, mais la vie des occupants ne doit pas être menacée.
Le génie paracyclonique, en cherchant à améliorer la résistance aux vents violents, s'attache notamment à optimiser les paramètres essentiels suivants :
la prise au vent (importance des débords de toitures, géométrie et pente du toit). Pour lutter efficacement contre l'effet « prise au vent » il faut réduire autant que possible la taille de ce qui dépasse des murs porteurs (débord de toiture). Au delà d'une trentaine de centimètres, des techniques particulières sont nécessaires pour renforcer le débord et limiter le risque de soulèvement du toit. Dans le cas de la réalisation d'une terrasse couverte, une conception adaptée est indispensable (par exemple non continuité physique entre les toitures de la bâtisse et la terrasse de façon à ce que si cette dernière est emportée, cela ne mette pas en péril la toiture principale). Pour un meilleur compromis entre forces de soulèvement et surpression du versant au vent, la pente du toit doit se situer autour de 30 ° ;
La pente du toit
La pente du toit est l'élément principal de défense des structures de maisons individuelles contre les forces de soulèvement et d'arrachement de la toiture en cas de vent très fort. Un toit à quatre pentes, avec une inclinaison de 30 °, est recommandé.
la toiture : l'emploi de la tôle ondulée comme couverture, courante dans les régions cycloniques, doit nécessairement s'accompagner de certaines précautions : fixation à l'aide de vis et non par des clous, recouvrement suffisant entre les tôles, ancrage des tôles toutes les trois ondes, aux extrémités du toit fixation des tôles sur les planches ou sur le béton des murs porteurs par des vis tous les 50 cm. Pour les toits en tuiles, il est nécessaire de n'utiliser que des tuiles à emboîtement (romanes, mécaniques). Les tuiles des extrémités et de faîtage doivent être scellées au mortier ;
L'effet des vents sur les habitations
Si les dépressions sur le toit dues au vent se conjuguent à une mise en surpression de l'intérieur du logement (impact d'un corps étranger ou ouverture d'une porte ou d'une fenêtre sur la façade au vent), les forces de soulèvement sont fortement augmentées, provoquant ainsi d'importants dégâts.
le renforcement ou la protection des ouvertures (portes et fenêtres) : quel que soit le type d'ouverture, elle doit impérativement être protégée par un système de volets paracycloniques. À défaut, l'épaisseur du vitrage doit être d'au moins 6 mm. De trop grandes surfaces « ouvertes » sont dans tous les cas à proscrire (même protégées par des volets). En cas d'absence de volet, l'utilisation de panneaux de contreplaqué peut être une solution d'urgence efficace (fixation des panneaux sur un cadre en bois avec des chevrons). Si l'ouverture est plus étroite que haute, les renforts doivent être horizontaux. Si votre baie est plus large que haute, les renforts doivent être verticaux ;
Fermetures et ouvertures
La fermeture des parties au vent et l'ouverture des parties sous le vent permet, durant le cyclone, de créer des dépressions compensatrices sur le profil du bâtiment. Un puits de dépression, ouvert en toiture, constitue une autre application de ce principe.
le contreventement correspond à l'agencement des pièces d'une construction, destiné à en assurer la stabilité, à s'opposer à sa déformation due aux efforts horizontaux ou à son renversement. Les contreventements verticaux ne sont pas suffisants. Des contreventements horizontaux doivent également être assurés à l'aide des toitures (charpente bois correctement dimensionnée avec une bonne mise en uvre, bon choix du bois, bon ancrage de la charpente à la structure, etc) et des planchers. L'ensemble du dispositif de contreventement doit être soigneusement liaisonné. Dans une charpente traditionnelle, le contreventement s'effectue à l'aide de liens placés dans le plan du faîtage. Dans les constructions plus importantes, les contreventements deviennent de véritables poutres triangulées en K ou en N placées dans les plans de la toiture ;
l'ancrage au sol ;
la liaison murs-charpente.
À ces mesures structurelles, il convient d'ajouter la nécessité d'éloigner autant que possible la végétation des abords du bâti (ou à défaut élaguer, voire abattre, les arbres trop proches ou fragiles). D'autre part, la construction sur pilotis est vivement déconseillée.
La loi n° 87 565 du 22 juillet 1987 prévoit la mise en place de règles particulières de construction (avec un renforcement des normes à respecter dans les DOM). Il s'agit notamment des règles prenant en compte les risques dus aux vents exceptionnels (intitulées règles neige et vents 1965 - NV65).
Les règles NV65 ont pour objet de fixer les valeurs des surcharges climatiques (vents notamment) et de donner des méthodes d'évaluation des efforts correspondants sur l'ensemble d'une construction ou sur ses différentes parties. Ces règles ont été modifiées et rééditées en 2000, définissant une nouvelle carte de vitesse des vents pour la France métropolitaine.
Les DOM-TOM exposés aux cyclones sont classés en zone 5 (la plus pénalisante). La classe 5 décrète des normes qui permettent aux infrastructures de résister à des vitesses de vents d'un minimum de 210 km/h et pour un coefficient de site de 1,20 (une construction de 10 mètres de hauteur doit pouvoir résister à des pressions de vent de plus de 250 kg
par m2). Une norme européenne, Eurocode, devrait prochainement remplacer ces règles.
L'autorité administrative dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour prévoir des mesures d'interdiction ou des prescriptions dans des zones non directement exposées aux risques mais où les constructions et aménagements pourraient en créer de nouveaux.
La gestion de crise
La gestion des situations de crise, provoquées par l'approche et le passage d'un cyclone, est préparée par un plan d'urgence. Celui-ci définit un système d'alerte, organise la mobilisation des services de sécurité et établit les responsabilités de chaque intervenant.
Un soin particulier est apporté pour que le système d'alerte et les conseils qui se rattachent à chacune de ses phases soient bien connus de la population.
| RÉUNION ET MAYOTTE |
Vigilance cyclonique
Mise en garde du fait de l'existence d'une perturbation cyclonique évoluant dans la zone. Sorties en mer et longues randonnées déconseillées. |
Alerte orange
Danger pour l¹île dans les 24 h. Phase diffusée au public par tous les moyens médiatiques. Fermetures des établissements scolaires, crèches, etc. |
Alerte rouge avec préavis de 3.
Cyclone affectant l'île ou sa périphérie immédiate dans les heures qui viennent.
Arrêt total des activités, mise à l'abri immédiate de l'ensemble de la population ; seuls les véhicules de secours sont autorisés à circuler. |
Fin de menace cyclonique
Danger écarté. |
MARTINIQUE
ET GUADELOUPE
|
Vigilance cyclonique
Danger possible à plus de 36 heures.
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Pré-alerte
Danger à moins de 36 heures. Phase diffusée au public par tous les moyens médiatiques.
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Alerte cyclonique
Danger dans les 6 à 8 heures. Arrêt total des activités, mise à l'abri immédiate de l'ensemble de la population, activation des postes de commandement des services
et des municipalités ; seuls les véhicules de secours sont autorisés à circuler.
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Levée d'alerte
Tous les dangers ne sont pas écartés. Phase déclenchée lorsque les services ont déjà engagé les opérations de secours d'urgence. Population autorisée à quitter les abris, mais pas à circuler librement. Respect strict des règles de prudence diffusées. Rafales assez fortes toujours possibles.
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Les phases d'alerte
Les plans de secours spécialisés Cyclones
La préparation et le déclenchement de ces plans relèvent de l'autorité du préfet. Ils définissent les responsabilités en matière d'observation de phénomènes, de prévision, d'avis, d'actions et déterminent les différentes alertes à diffuser à la population.
Les procédures d'alerte émises par les services préfectoraux sont différentes suivant la zone géographique concernée, mais reposent sur quatre phases : vigilance cyclonique, pré-alerte, alerte, retour à la normale. Le tableau ci-dessous en présente les grandes lignes pour les Antilles françaises et pour la Réunion.
| |
Attitude défensive des acteurs |
Phases de la progression
de l'événement |
Service météorologique |
Population |
Protection civile |
Phase I - Vigilance
(cyclone à plus de 1 500 km des côtes) |
Probabilités
à moyenne échéance (modèles numériques) |
Écoute
des informations générales
sur les médias |
Surveillance permanente |
Phase II - Pré-alerte
(cyclone à moins de 1 000 km) |
Prévision numérique
et surveillance satellites (toutes les six heures)
|
Préparatifs (habitation, eau, lumière, environnement) |
Préparatifs spécifiques ; vérification
des moyens ; coordination |
Phase III - Alerte
(cyclone à 300 km) |
Prévision à très courte échéance (passage
du numérique à l¹information radar) |
Confinement (habitat individuel
et collectif) |
Décision préfectorale ; mobilisation
des moyens ; coordinations
pour assistance
et secours |
La réponse au risque cyclonique
Aux Antilles françaises, la procédure d'alerte prend la forme d'un plan spécialisé urgence cyclone (PSUC). Les consignes sur les conduites à tenir (dès le début de la saison cyclonique et au cours des différentes phases de l'alerte) sont consultables sur le site internet de la préfecture de la région Guadeloupe :
Le plan ORSEC
Le plan ORSEC a une vocation générale en matière d'organisation des secours. La mise en uvre d'un plan d'urgence ne fait pas obstacle au déclenchement du plan ORSEC, si les circonstances le justifient. Le plan ORSEC « cyclone » a pour but de :
- définir les précautions à prendre : interdiction de circuler sur les routes, fermeture des aérodromes, suspension du trafic maritime, évacuation des populations, préparation de stocks alimentaires ;
- garantir un minimum de moyens en état de fonctionnement lors du paroxysme du phénomène : émission radio, alimentation électrique de certains secteurs (météorologie, transmission, hôpitaux) ;
- assurer après le passage du phénomène, un retour aussi rapide que possible à la normale, en prenant éventuellement les décisions qui s'imposent pour pallier les conséquences ;
- assurer toutes les phases d'alerte avec information des populations que ce soit par radio, télévision, voiture ou hélicoptère.
L'indemnisation
La loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 modifiée, relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles (art. L 125-1 à L 125-6 du Code des assurances) a fixé pour objectif d'indemniser les victimes de catastrophes naturelles en se fondant sur le principe de solidarité nationale.
La loi n° 90-509 du 25 juin 1990 , relative à l'extension du régime de garantie contre les catastrophes naturelles aux départements d'outre-mer et modifiant le Code des assurances, prévoit que les dommages résultant des effets du vent dû aux tempêtes, ouragans ou cyclones, sont écartés du champ d'application du régime d'indemnisation des catastrophes naturelles. Ils sont obligatoirement couverts par les contrats d'assurance de type classique garantissant les dommages d'incendie ou de perte d'exploitation après incendie. Sur le plan géographique, la loi de 1990 a étendu l'application de la loi de 1982 aux quatre départements d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion et Guyane) ainsi qu'aux deux collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.
Depuis l'ordonnance n° 2000-352 du 19 avril 2000, la loi s'applique également au territoire de Wallis-et-Futuna. En revanche, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française demeurent hors du champ d'application de la loi de 1982.
La loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 d'orientation pour l'outre-mer a cependant réintroduit les cyclones les plus forts (d'une intensité supérieure à 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafale) touchant les départements d'outre-mer dans la liste des événements susceptibles de générer des indemnisations « catastrophes naturelles ».
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