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| Comment anticiper l’incendie de forêt
? |
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| Pourquoi
me protéger de l’incendie de forêt ? |
En préalable, toujours
avoir à l’esprit : • que le feu peut se déclarer
chez moi et se propager autour en faisant d’importants dégâts
avant d’être maîtrisé ; • que le feu
peut se propager jusque chez moi et mettre en danger ma famille et mes biens
; • que lorsque l’incendie est déclaré, je
dois pouvoir me débrouiller seul car il y a des circonstances particulières
où il n’est pas possible de bénéficier d’une
aide extérieure ;
• que pendant l’incendie, un bâtiment solide et bien protégé
constitue le meilleur abri surtout si je m’y suis préparé.
Attention : des arrêtés
préfectoraux et communaux peuvent définir des obligations
qu’ils vous appartient de connaître et de respecter. Si votre
commune fait l’objet d’un plan de prévention des risques
naturels incendie de forêt (PPRIF), le règlement de celui-ci
prime. Les consignes qui suivent ne peuvent en aucun cas s’y substituer
ou justifier d’une application laxiste des règles officielles.
Il s’agit essentiellement de recommandations à appliquer
avec bon sens.
Connaître
les incendies
Seuls sont décrits les éléments qui permettent d’apprécier
les impacts du feu. Un dossier complet décrivant le phénomène
est disponible sur le même site dans la rubrique « introduction
aux risques ».
D’une manière générale, les incendies de forêts
se concentrent dans la trentaine
de départements situés au sud d’une ligne entre
La Rochelle et Briançon et au total plus de 6 000 communes
sont concernées par le risque incendie de forêts.
L’été est la saison privilégiée des
incendies mais ils peuvent également se produire en hiver du fait
de la sécheresse de cette saison dans certaines régions.
Cette situation peut être fortement influencée par les conditions
météorologiques ou une sécheresse exceptionnelle.
Les incendies peuvent alors avoir une ampleur et une intensité
inhabituelles y compris dans des régions ou à des altitudes
d’ordinaire indemnes d’incendies.
Le comportement local du feu est dominé par trois facteurs principaux
:
- la météorologie à travers les températures,
l’humidité, les précipitations et surtout la direction
et la vitesse du vent ;
- la végétation dont la sécheresse, la quantité
et la taille des éléments combustibles sont les paramètres
prédominants ; des végétaux secs et fins en grande
quantité s’allument plus facilement, brûlent plus rapidement
en produisant une chaleur plus intense et émettent des particules
incandescentes qui favorisent la propagation du feu ;
- la topographie notamment la pente dont l’effet est similaire à
celui du vent ; un feu montant une pente ressemble à un feu attisé
par le vent.
Les constats réalisés, appelés « retours d’expérience
», sur des maisons endommagées ou détruites par le
feu montrent 3 modes de propagation différents :
• par contact, le feu se propage de proche en proche jusqu’aux
constructions ;
• par rayonnement, dans certains cas particulier, l’embrasement
simultané de la végétation, produit un « flash
thermique » suffisant pour faire des dégâts importants
voire incendier un bâtiment ;
• par projection, le transport par les airs d’éléments
incandescents (brandons, flammèches, …) peut transmettre
le feu à plusieurs dizaines voire centaines de mètres du
front de flammes pour peu que le site de réception puisse prendre
feu et qu’il y ait du vent (phénomène de « saute
de feu »).
(1)
le code forestier identifie 32 départements à risque d’incendie
: Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche,
Ariège, Aude, Aveyron, Bouches du-Rhône, Charente, Charente-Maritime,
Corse-du-Sud, Haute-Corse, Deux-Sèvres, Dordogne, Drôme,
Gard, Gers, Gironde, Haute-Garonne, Hérault, Landes, Lot, Lot-et-Garonne,
Lozère, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales,
Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vienne


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| Protéger
mon habitat et mes biens |
Débroussailler
Organiser et gérer les
abords de la maison La
construction L’emploi
du feu : brûlage, barbecue S’équiper
pour agir  |
| |
Il est de la responsabilité des propriétaires
et des résidents d’être vigilants et de mette en œuvre
des mesures individuelles de réduction de la vulnérabilité.
C’est ce que l’on appelle la mitigation. Celle-ci vient en complément
des mesures collectives de prévention et de lutte mises en place
localement.
Les mesures individuelles ont plusieurs buts : • réduire
l’intensité de l’incendie aux abords des habitations
; • empêcher qu’il se communique aux bâtiments
; • rendre les constructions moins sensibles au feu.
Débroussailler
Pourquoi
?
Un feu de forêt prend naissance au sol dans les herbes sèches
et s’étend de proche en proche aux buissons, aux branches basses
et à la cime des arbres. Sa propagation est d’autant plus violente
que les végétaux sont abondants et secs. Le but du débroussaillement
est de créer une discontinuité du couvert végétal.
Même s’il n’empêche pas le feu de traverser une
propriété, il réduit fortement
l’intensité du feu et les dégâts occasionnés.
Le débroussaillement aux abords de votre maison constitue votre meilleure
protection contre le feu car :
- il ralentit sa propagation ;
- il diminue sa puissance et sa chaleur ;
- il évite que les flammes n’atteignent directement votre maison
;
- il favorise l’intervention des pompiers avec plus d’efficacité
et moins de risques ;
- il permet de limiter le développement d’un départ
de feu accidentel depuis chez vous.
Par ailleurs, en réduisant l’intensité de l’incendie,
le débroussaillement peut éviter de concentrer tous les moyens
de lutte contre le feu sur les zones habitées en laissant la forêt
sans protection.
L’article
L321-5-3 du code forestier définit le débroussaillement
comme « les opérations dont l'objectif est de diminuer l'intensité
et de limiter la propagation des incendies par la réduction des combustibles
végétaux en garantissant une rupture de la continuité
du couvert végétal et en procédant à l'élagage
des sujets maintenus et à l'élimination des rémanents
de coupes. » Il précise en outre que « le représentant
de l'État dans le département arrête les modalités
d'application du présent article en tenant compte des particularités
de chaque massif ».
Pour connaître vos obligations, renseignez-vous auprès de votre
mairie et auprès de la préfecture (adresse des sites des préfectures
sous la forme www.departement.pref.gouv.fr).
Par
qui ?
L’article
L322-3 du code forestier précise que « les travaux sont
à la charge des propriétaires des constructions pour la protection
desquelles la servitude [de débroussaillement] est établie,
ou de leurs ayants droit ». Les propriétaires ont donc l’obligation
de débroussailler et de maintenir en l’état débroussaillé,
les terrains situés en zone boisée ou à moins de 200
mètres d’un massif forestier, de landes garrigues ou maquis.
En zone « non urbaine » (définie par les documents d’urbanisme
consultables en mairie), vous avez obligation de débroussailler :
- dans un rayon de 50 mètres autour de votre habitation, même
dans le cas où cette distance dépasse les limites de votre
propriété ; le maire peut porter ce rayon jusqu’à
100 m ;
- une bande de 10 mètres de profondeur de part et d’autre de
la voie d’accès.
En zone « urbaine » (définie par les documents d’urbanisme
consultables en mairie) ou en zone spécifique précisée
par arrêté préfectoral, vous avez l’obligation
de débroussailler l’intégralité de votre parcelle
avec ou sans bâtiment.
Comment
?
Un débroussaillement sélectif, bien conduit, crée un
cadre de vie adapté et agréable dans les zones soumises au
risque d’incendie de forêt. En plus d’assurer votre sécurité
et de protéger votre maison, c’est la possibilité de
sauvegarder un îlot de verdure après le passage d’un
incendie. En aucun cas, débroussailler ne veut dire couper tous les
arbres ou supprimer toute la végétation.
Le débroussaillement a notamment pour but d’interrompre la
continuité végétale favorable à la propagation
de l’incendie. La mise à distance des houppiers limite la transmission
du feu d’arbre en arbre. L’élagage limite la transmission
du feu du sol vers les cimes. Le nettoyage de la litière et l’élimination
des débris combustibles limite l’intensité de l’incendie.
Le principe d’un débroussaillement efficace, consiste à
:
- couper et éliminer tous les bois morts, les broussailles et les
herbes sèches ;
- élaguer les branches basses des arbres (on conseille au moins 2
mètres ou la moitié de la hauteur) ;
- espacer les arbres et les arbustes situés dans la zone à
débroussailler pour éviter que le feu ne se propage d’arbre
en arbre ;
- interrompre la continuité des plantations d’alignement avec
les constructions ou les espaces naturels, par exemple en supprimant l’extrémité
d’une haie qui touche une habitation ou un boisement, ou en coupant
la forêt autour de celle-ci ;
- éliminer les arbustes sous les grands arbres pour éviter
que le feu ne propage vers la cime des arbres ;
- enlever les branches et les arbres situés à proximité
d’un mur ou surplombant le toit d’une construction (distance
conseillée au moins 3 mètres) ;
- toujours se débarrasser des végétaux coupés
par compostage, par évacuation en décharge autorisée
ou par incinération en respectant la réglementation sur le
brûlage (consultez les règles applicables en mairie) ;
- entretenir régulièrement la zone débroussaillée,
tous les 2 ou 3 ans maximum sur le pourtour, tous les ans à proximité
de l’habitation.
Vous pouvez réaliser vous-même les travaux de débroussaillement
en respectant les consignes de sécurité ou faire appel à
une entreprise compétente et déclarée. Au besoin faites-vous
conseiller.
Chaque arrêté préfectoral précise les opérations
ainsi que les distances minimales à respecter. Celles présentées
ci-dessus ne sont qu’indicatives et en aucun cas elles justifient
de ne pas respecter celles de l’arrêté préfectoral.
De nombreux sites internet fournissent des précisions sur le débroussaillement
et la façon de le conduire. Vous trouverez une présentation
complète du débroussaillement sur le site http://www.eufirestar.org.
Il fournit notamment des liens pour connaître les dispositions dans
votre département ainsi qu’un questionnaire interactif qui
présente les situations les plus courantes auxquelles sont confrontées
les propriétaires. A noter que le site http://debroussaillement.free.fr
donne également des explications en anglais. Le site http://www.grandsitesaintevictoire.com
illustre très clairement un exemple dans les Bouches du Rhône.
Et
si je ne fais rien ?
Outre la possible sanction du feu, le non respect de l’obligation
de débroussailler constitue une infraction sanctionnée par
une contravention.
En cas de non réalisation, la loi autorise la commune ou l’État
à exécuter d’office les travaux aux frais de la personne
soumise à l’obligation.
Après incendie celui dont la négligence est constatée
à l’issue d’enquêtes administrative et judiciaire,
peut se trouver tenu d’indemniser le préjudice subi par les
tiers. Dans les cas les plus graves, la responsabilité pénale
peut être recherchée.
En outre, le code des assurances, dans son article
L122-8 prévoit que, l'assureur peut, s'il est établi que
l'assuré n’a pas respecté ses obligations en matière
de débroussaillement, pratiquer une franchise supplémentaire
d'un montant maximum de 5 000 euros sur les dommages garantis au titre de
l’incendie.


Organiser
et gérer les abords de la maison
Indépendamment du débroussaillement, l’agencement
de l’espace et des aménagements autour de la maison ainsi
que la gestion des abords doivent être organisés en tenant
compte du risque incendie de forêt. Le site de la prévention
des incendies de forêt dans les Pyrénées-Orientales
illustre notamment comment mettre en sécurité son habitation
http://www.prevention-incendie66.com/securite.htm.
La
végétation
L’implantation des végétaux autour d’une habitation
doit intégrer le risque incendie. Si les règles de débroussaillement
ont été appliquées, la végétation autour
des habitations subira un rayonnement moins intense mais restera confrontée
au risque de projection de particules enflammées. Si ces particules
incandescentes sont en contact avec de la végétation vivante
et verte, les risques d’inflammation sont moindres. Mais certaines
régions connaissent un déficit en eau accompagné
de restrictions d’arrosage. Qu’en est-il chez vous ? Quelles
espèces choisir ? Quelle répartition ?
Voici quelques principes à garder à l’esprit dans
les zones à risque d’incendie :
- la végétation ne doit pas assurer la propagation de l’incendie
tant dans votre jardin qu’au sein de l’urbanisation ; en 2003
des haies ont propagé le feu sur plusieurs centaines de mètres
à l’intérieur de lotissements pourtant éloignés
du front d’incendie ;
- à la plantation d’un végétal, bien envisager
sa croissance et ses conséquences sur la continuité végétale
qu’elle va engendrer au sol et en l’air ;
- organisez votre jardin en vous inspirant des règles de débroussaillement
; les arbustes proches de la maison (> 3 mètres) ne brûlent
pas quand les 50 m du débroussaillement ont été respectés
;
- les bouquets d’arbres devront être espacés de 5 mètres
;
- privilégiez les plantations de végétaux dont la
hauteur n’excèdera pas 50 cm ;
- compartimentez par des allées ou des éléments minéraux
les surfaces herbacées trop importantes ; un muret de clôture
40 cm de haut suffit à empêcher la transmission d’un
feu au sol ;
- les haies non séparatives, seront assimilées à
des bouquets, doivent être distantes d’au moins 3 m des constructions
et des autres ligneux et d’une longueur maximum de 10 m d’un
seul tenant ;
- les haies séparatives, doivent être limitées en
hauteur (2m) et distantes d’au moins 3 mètres des constructions
;
- toutes les plantations et les haies en particulier, vont nécessiter
au cours de l’été, un arrosage pour maintenir leur
teneur en eau élevée ; pourrez-vous assurer un arrosage
suffisant pour les maintenir « vertes » diminuer le risque
d’incendie lorsque l’usage de l’eau sera restreint ?
- les végétaux doivent être débarrassés
de toutes leurs parties mortes et des éléments secs accumulés
au pied
Quelques constats :
- les plantes grasses (de type Yuka, figuier de Barbarie, griffes de sorcières…)
ainsi que les plantes d’ornement comme les iris brûlent difficilement
et peuvent être implantées très près des habitations
(0,30 m) ;
- les plantes grimpantes sur façade, vignes et lierres, sont peu
sensibles au feu. Évitez néanmoins la végétation
autour des fenêtres ;
- les plantes aromatiques de type romarin, thym, lavande présentent
en été des parties très sèches et sont sensibles
au feu ; ne pas les planter à moins 2 m des bâtiments ; une
plantation en bouquet est préférable à une plantation
linéaire ;
- le pyracanthe, fréquemment utilisé en haie, présente
un haut pouvoir d’inflammabilité. Il est fortement déconseillé
dans les zones sensibles aux incendies ;
- la haie de cyprès est très répandue, l’expérience
montre que dans nombreux cas elles n’ont pas résistée
au feu ; il faut les planter à plus de 50 m d’un front de
feu potentiel et pouvoir les arroser ;
- la haie de thuya doit être implantée comme la haie de cyprès
mais la présence d’éléments fins et secs la
rendent plus inflammable ;
- la haie de lauriers doit garder une teneur en eau élevée
pour ne pas s’enflammer au contact des particules incandescentes
; ne pas les planter à moins de 80 m d’un front potentiel
et les arroser suffisamment ;
- les haies de cannisses sont très inflammables ;
- pour les arbres, si les feuillus (peupliers, érables, chênes
verts, oliviers, …) sont préférables aux résineux
comme les pins, certaines essences comme le mimosa par exemple brûlent
très bien et sont à éviter à proximité
des habitations ;
- les pins sont souvent implantés préalablement à
la construction, beaucoup font corps avec les habitations et ils sont
difficiles à tailler ; ils sont au premier rang des végétaux
vecteurs de propagation de l’incendie ; la transmission de l’incendie
se fait par la cime et par inflammation des coulées de sève
; il faut éliminer les sujets qui mettent en danger les habitations.
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Exemple de sensibilité et d’inflammabilité
de quelques végétaux d’ornement
|
espèce |
indice de risque/incendies |
| Pyracanthe |
important |
| Laurier amande |
important |
| Eleagnus ebbingei |
important |
| Laurier rose |
grand |
| Cyprès de Leyland |
moyen |
| Cyprès bleu de l’Arizona |
faible |
| Thuya géant |
faible |
|
Un mur d’enceinte d’au moins 2 mètres de hauteur autour
de la propriété protège la végétation
arbustive d’un jardin du rayonnement et limite le contact d’un
incendie extérieur. A l’opposé, un tel mur peut contrarier
l’action des sapeurs pompiers soit dans lutte, soit dans la protection
des habitations. Dans ce cas, il faut que l’extérieur du
lotissement soit accessible aux moyens de lutte (piste et voie périmètrale).

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Les
aménagements et les équipements
A l’extérieur des habitations, les aménagements et les
équipements sont souvent des relais de combustibles jusqu’aux
bâtiments. En aucun cas, ils ne doivent être en contact direct
avec les constructions mais en retrait d’une dizaine de mètres.
Ils doivent également être éloignés de la bordure
du massif forestier, une quarantaine de mètres dans le cas d’un
débroussaillement à 50 mètres. On évitera leur
positionnement dans l’axe du vent le plus fréquent.
- mobiliers de jardin et de piscine : principalement
fabriqué en PVC ou équivalent, ils sont très sensibles
au contact du feu, à la chaleur et à la projection de brandons
incandescents. Les mobiliers en bois, présentent une moindre sensibilité.
Les jours à risque, ils devront être débarrassés
des accessoires inflammables (coussins, nappe, serviettes, …). Hors
utilisation, ils seront remisés dans un abri ou dans un espace sans
combustible, ni végétation à moins d’une dizaine
de mètres, une terrasse minérale par exemple. Les mobiliers
type ciment ou en métal ne présentent aucun risque.
- stockage de bois (bois de feu, bricolage...)
: véritable « poudrière » quand le stock
touche l’habitation, le dépôt de bois doit être
éloigné de l’habitation d’une dizaine de mètres.
Comme le mobilier de jardin, il devra être couvert par un toit en
matériaux incombustibles le protégeant des projections. Pour
éviter une propagation du feu par la végétation basse,
le bois sera entreposé sur une dalle minérale en pierre ou
ciment sans contact avec la végétation.
- parking de voiture, bateau, caravane :
dans certains cas la propagation du feu de forêt aux voitures stationnées
contre les habitations a entraîné l’incendie des maisons.
Pour cette raison, il faut éloigner les véhicules des bâtiments
en particulier les jours à risques. Le remisage d’un véhicule
se fera systématiquement loin de l’habitation et en dehors
du couvert forestier, si possible dans un garage fermé résistant
au feu. L’aire de stationnement la plus appropriée sera située
sur un sol incombustible pour éviter à un feu de sol de courir
jusqu’au véhicule et éloignée d’environ
20 mètres de toute végétation dont la hauteur est supérieure
à 50 cm. Dans tous les cas, les portes et les vitres du véhicules
doivent être fermées pour empêcher qu’une particule
incandescente n’y pénètre.
- constructions diverses en bois : le bois
utilisé dans les palissades, escaliers, clôtures, abri de jardin
devra être « ignifugé ». L’usage de bois
de récupération (traverses de chemin de fer et autres poteaux
téléphoniques ou électriques) sera restreint aux secteurs
exempts de végétation car les traitements du bois pour ne
pas pourrir favorisent, en contre-partie, sa combustibilité. Comme
les haies, le bois ne sera pas utilisé en continuité de la
végétation ou des habitations.
- produits inflammables (peintures, solvants, carburants…)
: ils seront systématiquement dans un local intra muros protégé
du feu. Soyez vigilant à ne pas oublier dans un lieu qui pourrait
brûler des récipients contenant des produits inflammables ainsi
que des bouteilles ou des cartouches de gaz inemployés. Rappelez
vous qu’une bouteille de gaz exposée au feu se comporte comme
une bombe et qu’une bouteille presque vide explose plus rapidement
qu’une bouteille pleine.
- citernes de gaz : les citernes de gaz
ou de fioul peuvent présenter un danger supplémentaire et
provoquer des sur-accidents en cas d’incendie de forêt. Les
citernes de gaz sont équipées de soupapes qui évitent
leur explosion mais qui laissent le gaz s’échapper. Celui-ci
peut s’enflammer soit en nappe, soit en torchère. En conséquence,
les citernes constituent une menace permanente pour les secours qui doivent
pouvoir les repérer aisément. Les citernes doivent être
systématique éloignées de la végétation
environnante et ne doivent pas pouvoir être au contact des flammes.
Ici également, une citerne vide ou presque est plus dangereuse qu’une
citerne pleine. Si vous n’en avez plus l’usage, assurez-vous
auprès de l’entreprise qui l’entretien qu’elle
est vide et inerte et faites la enlever. Certaines réglementation
notamment les plans de prévention des risques naturels obligent à
les enterrer. Renseignez-vous en mairie. 

La
construction Rendre
les constructions moins sensibles au feu
Ayez toujours à l’esprit que votre maison constitue votre meilleure
protection contre le feu si certains principes sont respectés.
Choisir
la localisation et l’orientation des bâtiments
Avant de construire, vos choix d’implantation doivent également
tenir compte du risque d’incendie de forêt. Votre habitation
doit être positionnée par rapport à la topographie des
lieux, la proximité de la forêt et les moyens d’accès.
Le feu aura tendance à monter les versants boisés, il faut
privilégier une implantation en retrait d’une dizaine de mètres
de la pente ou au pied de la pente qui sont des situations moins vulnérables
qu’en pleine pente ou en bordure haute de la pente. Une maison isolée
en forêt ou en lisière forestière est plus vulnérable
car plus proche d’un front de flammes potentiel. Un chemin d’accès
en impasse est dangereux car il n’a qu’une seule issue qui peut
être coupée vous interdisant de partir ou en empêchant
les pompiers d’intervenir. Architecture
et matériaux de construction
Les formes massives cubiques ou parallélépipédiques
sont les plus adaptées. Les décrochés, les structures
apparentes, les profils angulaires… facilitent la propagation d’un
incendie.
L’extérieur du bâtiment devra être incombustible.
Pour les murs, les matériaux de revêtement les plus résistants
au feu sont la pierre, la brique, le stuc, le béton... A l’opposé,
le bois, à un degré moindre s’il est ignifugé,
et surtout les matières plastiques, sont inflammables. On évitera
les crépis et les peintures à base de résine synthétique
qui peuvent produire des combustions lentes. En complément, un pourtour
minéral d’un mètre de large évitera qu’un
feu de végétation basse vienne en contact de la maison.
La toiture est souvent le point faible des habitations en zone d’incendie.
Sa résistance au feu doit être similaire au reste de l’habitation.
Les toits à forte pente sont préférables aux toits
plats. Outre sa résistance au feu, la couverture doit également
assurer une très bonne isolation thermique. A ce titre une couverture
en tuiles scellées est préférable à une couverture
métallique ou en fibro-ciment. Les éléments en bois
apparent sont à proscrire pour éviter la transmission du feu
à la charpente. Pour empêcher les étincelles de s’introduire
sous le toit, fermez les corniches et les trous d’aération
avec un grillage dont la maille est inférieure à 1 cm².
Les gouttières et les descentes d’eau seront systématiquement
en métal. Parce qu’ils sont inflammables, n’utilisez
pas de matériaux synthétiques ou de matières plastiques
pour la couverture de la véranda.
Au moins une fois par an, avant la saison à risque d’incendie,
vérifiez et nettoyez toitures et gouttières. Périodiquement,
retirez les débris secs (brindilles, feuilles, aiguilles de pin…)
accumulées qui pourraient s’enflammer au contact de projections
incandescentes.
Les cheminées seront équipées de pare-étincelles
en bon état et d’un volet d’obturation du conduit (trappe
de tirage) manœuvrable depuis l’intérieur.
Les surfaces vitrées sont fragiles lorsqu’elles sont soumises
à la chaleur intense d’un incendie. Si elles sont cassées,
des flammèches peuvent pénétrer dans la maison. Pour
limiter ce risque, il faut privilégier le double vitrage qui, d’expérience,
résiste mieux. Même en cas de fêlure ou de bris du premier
vitrage, le second continuera à assurer l’étanchéité
aux projections et aux fumées. Elles seront protégées
par des volets résistants au feu.
Toutes les ouvertures doivent pouvoir être obturées et résister
au feu. Le PVC est à proscrire, seuls le bois et le métal
peuvent jouer ce rôle. Portes et volets en bois seront massifs et
sans ouvertures (pas de persiennes). Ils devront avoir au moins 3 cm d’épaisseur
et seront traités avec des vernis ou des peintures ignifuges.
Les vérandas, patios et avancées de toit seront conçus
pour ne pas propager le feu à l’habitation. Leur structure
ou charpente sera indépendante des éléments de structure
de la maison elle-même.
Les cannisses et les auvents en tissus ne doivent pas pouvoir communiquer
le feu à l’habitation.
La brumisation commence à équiper des résidences essentiellement
pour des raisons de confort en période de forte chaleur. Ce système,
en favorisant une humidité de l’air, peut avoir un effet positif
en cas d’incendie s’il peut continuer à fonctionner sans
électricité. Néanmoins, il ne peut suffire à
protéger la maison.
| Évaluez
votre vulnérabilité |
| Le
Centre d’Essai et de Recherche de l’Entente (CEREN)
vous propose un questionnaire sur le thème «
Vivre en forêt : êtes
vous bien protégés ? » sur
son site http://www.entente-foret.com/form_deb.php
.
Ce questionnaire vous permet d’évaluer votre
situation par rapport :
- au débroussaillement ;
- à la végétation entourant la maison
;
- à l’environnement autour de la maison ;
- à la situation de la maison ;
- à la description de la maison.
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L’emploi
du feu : brûlage, barbecue
L’usage du feu mal maîtrisé est une cause fréquente
de départ de feux. Ainsi, les mises à feu accidentelles sont
à l’origine de la moitié des causes connues des incendies
de forêt. En conséquence, l’emploi du feu est très
souvent réglementé : renseignez-vous systématiquement
sur la réglementation locale auprès de la mairie.
- le brûlage : dans les espaces sensibles
(massifs forestiers et zones situées à moins de 200 m de ces
massifs) il est soumis à la réglementation. En générale,
l’emploi du feu est soumis à trois conditions :
- les périodes d’autorisation et d’interdiction qui sont
définies par arrêté préfectoral ;
- la réglementation municipale qui peut être plus restrictive
que les règles départementales ;
- la météo, il faut s’abstenir par temps de vent fort.
- le barbecue : l’emploi du barbecue
peut être réglementé. Dans certains cas le barbecue
doit être fixe, en dur et attenant à l’habitation (mur,
terrasse…), en dehors de toute végétation. Vous devez
disposer à proximité d’un dispositif autonome permettant
l’attaque et l’extinction d’un feu naissant (extincteur,
tuyau d’arrosage sous pression…). Préférez les
barbecues à gaz à ceux à bois ou charbon de bois qui
produisent des flammèches. Les barbecues et autres « planchas
» à gaz doivent être entreposés dans un endroit
abrité du feu ou avoir leur bouteille démontée et à
l’abri.


S’équiper
pour agir
La plupart des incendies en zones périurbaines commencent
accidentellement. Avec un minimum d’équipement vous pouvez
maîtriser un début d’incendie avant qu’il ne
dégénère, à condition d’agir rapidement.
Ayez à portée de main pelles, râteaux, seaux…
qui vous seront utiles.
Disposez également d’un tuyau d’arrosage assez long
pour faire le tour de la propriété (au moins 40 m) et d’une
échelle pour accéder au toit afin d’arroser les murs,
les portes, les fenêtres et le toit. En l’absence de tuyau,
utilisez tous les récipients à votre disposition (seaux,
bassines, …).
La mise en place d’asperseurs, comme ceux habituellement utilisés
pour l’arrosage, est efficace pour augmenter le taux d’humidité
du bâtiment à l’approche d’un incendie et réduire
sa vulnérabilité. Vous pouvez en installer plusieurs autour
de la maison pour en arroser les murs mais également sur le toit.
Il est essentiel d’avoir un point d’eau à proximité.
Un simple réservoir de 200 litres placé sous une gouttière
est déjà une réserve d’eau utile. Si vous disposez
d’une piscine, il peut être intéressant de vous équiper
d’une moto-pompe et des tuyaux d’incendie adaptés.
Choisissez un matériel à moteur thermique car l’électricité
peut être coupée pendant un incendie. Certaines collectivités
subventionnent cette acquisition, renseignez vous pour savoir si vous
pouvez bénéficier d’une aide.
Apprenez à utiliser votre matériel. Vérifiez-le
et testez-le au moins une fois par an avant la saison des feux pour ne
pas être pris au dépourvu en cas de problème. Le cas
échéant, rapprochez-vous du centre d’incendie et de
secours dont vous dépendez pour être conseillé et
éventuellement formé à l’utilisation du matériel.
Entretenez votre chemin d’accès (hauteur 4m et largeur 3,5
m) afin que les pompiers y accèdent facilement car les camions
ont une taille importante. Assurez-vous que la piscine est également
accessible.
Attention
aux coupures de courant
L’électricité est systématiquement coupée
lors d’un incendie. Dans ce cas tous les appareils électriques
deviennent inopérants. C’est notamment le cas des volets
et des portails électriques qui ne peuvent plus s’ouvrir
ou se fermer. C’est aussi le cas de pompes électriques et
des électrovannes qui commandent l’alimentation en eau des
canalisations. Assurez-vous que vous pouvez actionner à la main
tous les volets et les portails. Vérifiez leur bon fonctionnement
manuel avant la saison des feux. Assurez-vous que le tuyau d’arrosage
peut être mis en pression même sans électricité.
Voir aussi dans la même rubrique, les consignes sur la conduite
à tenir en cas d’incendies.


Mise à jour :août 2006
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