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seminaire  

Conclusions

 

Par Pascal Douard, délégué-adjoint aux risques majeurs MATE

Je voudrais commencer mon intervention en remerciant tous ceux qui ont assuré le succès de cette journée : vous tous qui y avez participé, l'Ecole Nationale des Sciences Géographiques et son directeur M. Jean Denègre qui nous ont accueilli, Marc Leobet qui a œuvré pour la préparer.

Cartographie et Risques, c'est un bon thème pour réfléchir ensemble. Je ne sais si la cartographie a besoin des risques, mais je suis en revanche certain que la gestion des risques a besoin de la cartographie et d'une manière plus générale de la gestion de données géoréférencées pour être plus efficace. J'illustrerai cela si vous le voulez bien au travers de notre action de prévention des risques que nous avons essayé de structurer en :

  • connaissance des risques, pour laquelle la production de cartes d'aléa ou de cartes d'enjeux et de vulnérabilité est un support essentiel de la connaissance ;
  • surveillance, domaine dans lequel il faut pouvoir lier les informations avec un positionnement précis des points de mesure ;
  • information sur les risques, pour laquelle la cartographie est un vecteur essentiel, que nous cherchons à rendre accessible sur internet ;
  • réglementation sur les risques, axée notamment autour des plans de prévention des risques ;
  • mitigation, pour laquelle la gestion des ouvrages de protection suppose que l'ouvrage puisse être situé par rapport aux enjeux qu'il protège ;
  • préparation à la gestion de crise, qui identifiera utilement comme nous l'avons vu dans l'exemple du Val de Marne les itinéraires non submergés utilisables par les pompiers en cas d'inondation;
  • retour d'expérience enfin, qui inclut une description fine des événements et notamment de leur extension spatiale.

Au delà de ce besoin de la cartographie pour la gestion des risques, permettez-moi de vous faire part de quelques enseignements que je tire de cette journée :

  • La cartographie des risques est un domaine en pleine évolution. Les produits dans cinq ans n'auront pas grand chose à voir avec les produits actuels ;
  • C'est un domaine interdisciplinaire, et les cartographes doivent travailler avec un ensemble de spécialistes, non seulement les spécialistes de l'aléa, mais encore d'autres spécialistes de sciences tendres pour s'assurer que les informations des cartes sont intelligibles ;
  • La gestion des risques nécessite une concertation entre acteurs, et la cartographie peut faciliter cette concertation ;
  • La gestion des risques est un domaine pour lequel il y a une forte demande sociale, et des crédits d'étude : c'est une demande solvable ;
  • Enfin, la cartographie des risques comme beaucoup d'autres domaines est un secteur où il faut prendre le temps de préciser ce que l'on cherche à faire avant de se plonger dans la technique des SIG et de la gestion des données.

Je terminerai par trois messages :

  • La cartographie des risques est un domaine d'avenir, et pour les thésards, c'est un bon sujet dans les cinq années à venir. Vous avez raison de vous y intéresser ;
  • Nous cherchons à faciliter la réalisation de projets qui permettront de mieux gérer les risques grâce à la cartographie et la gestion des données géoréférencées. Si vous avez connaissance de tels projets opérationnels, si vous cherchez à les réaliser, n'hésitez pas à nous contacter par l'intermédiaire de Marc Leobet ;
  • Enfin, faites nous part svp de votre impression sur cette journée, de la nécessité d'en organiser d'autres sur ce même thème où des thèmes voisins, en nous écrivant électroniquement ou par l'intermédiaire du réseau Riprim.

Je vous remercie.

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