SOMMAIRE
Un état des lieux
Rappel historique
Les impressions d'un visiteur illustre
Photographies

Le recul de la Falaise
Etude géologique
Tableau de propriétés de la craie
Impact sur la falaise
Erosion et activité humaine
Photographies

Les solutions
La loi littoral
Laisser-faire
Bloquer la falaise par différents travaux
Intéret de la défense de la falaise à AULT

Conclusion
Une décision difficile
Bibliographie et Remerciements



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Conclusion
 
 Une décision difficile
L'informateur
Vendredi 3 décembre 1999
La grogne monte chez les commerçants

Craignant de voir la Gronde Rue mise en impasse, les commerçants de cette voie sont sur la défensive. La plupart refusent cette éventualité et l'un d'entre eux veut voir organisée au plus tôt une réunion d'information.
 
Il y a tout juste un mois, les élus réunis en conseil municipal prenaient connaissance de la manne de 48 millions de francs de subventions qui allaient être octroyée à la ville pour se défendre contre la mer dans le cadre du contrat de plan état-région qui débute en l'an 2000 pour s'étaler sur six ans.
Ce jour-là ont été présentés les deux projets, l'un soutenu par la DDE et l'autre par le SMACOPI, concernant l'utilisation de ces fonds.
Rappelons que le projet de la Direction Départementale de l'Equipement prévoyait l'utilisation intégrale de cette somme (à laquelle doit s'ajouter une participation de 12 millions de francs de la ville) pour la défense de la falaise.
Restauration de la plage, reconstruction d'épis, enrochements en pied de falaise sont les travaux préconisés.
Le SMACOPI en revanche propose de consacrer 7 millions de francs à protection du pied de falaise à l'endroit le plus sensible,
de conforter et d'embellir la casquette, puis de "purger' la falaise.
Dans son projet, le Syndical Mixte d'Aménagement de la Côte Picarde envisage aussi l'éventualité de la destruction du casino et la possibilité de la mise en impasse de la grande rue.
C'est sur ce dernier point que la plupart des commerçants de cette artère, là où sont regroupées la plupart des enseignes de la ville, clament haut et fort leur stupeur et parfois même leur colère. Une vingtaine d'entre eux ont assisté à la réunion de conseil municipal au cours de laquelle ont été présentés ces deux projets, et ce jour-là déjà, par la voix d'Yves Boinet, ils s'insurgeaient déjà contre l'éventualité de voir cette rue mise en impasse.

"Une protection pure et dure de la falaise"
Un mois plus tard, voyant
qu'aucune réunion de concertation les associant n'est programmée, et ayant récemment entendu Antoine de Wazières affirmer (comme il l'avait déjà fait il y a un mois) que "il ne faut pas envisager une défense pure et dure de la falaise. II faut faire les travaux pour ce qui est urgent et se consacrer au développement de la commune", plusieurs commerçants manifestent leur impatience et leur inquiétude.
Une fois de plus, Yves Boinet monte au créneau et vient d'adresser une lettre ouverte ai maire (voir ci-dessous). "Si jamais la Grande Rue devait être mise en impasse, c'est simple, tous les commerçants pourraient baisser le rideau. Si on parle de nous délocaliser, je réponds que je veux bien bouger de 300 mètres mais je ne vois pas comment cela peut se faire. Qui va nous indemniser? Où pourrons-nous nous installer ailleurs dans Ault? Dans quelles conditions? A mon sens cela n'est pas réalisable",
explique M. Boinet qui poursuit "depuis un mois j'ai eu une dizaine d'appels de loueurs ou de résidents secondaires qui s'affolent. Tous sont de mon avis, comme la plupart des commerçants : il faut soutenir le projet de la DDE et assurer une défense pure et dure de la falaise". Yves Boinet affirme qu'il comprend parfaitement que dans la Grande Rue la circulation des poids lourds et des caravanes soit interdite. "On pourrait même envisager de mettre la rue en sens unique. Mais si on la ferme, comment vont être desservies toutes les petites rues latérales, comment se passera le stationnement pour les riverains?", se demande-t-il.
Pour le moment ces questions restent posées. Les élus n'ont pas encore opté pour l'une ou l'autre des solutions proposées, même si la plupart d'entre eux ont affirmé il y a un mois qu'un mélange des deux propositions serait selon eux la meilleure hypothèse. Les commerçants entendent bien défendre leur point de vue et veulent être associés à toutes les décisions.
Quelle que soit la décision prise, les conséquences seront importantes
  • immédiates - économiques (tourisme) - psychologiques (problème de la propriété privée et des dédommagements)
  • à long terme - modifications du littoral, entraînent une aggravation de l'érosion - que faire face à un recul inéluctable ?
Quoi qu'il en soit, apparaît la nécessité d'une consultation et d'une entente globale (intercommunale, littorale, européenne).