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| Le recul de la
falaise |
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Etude
géologique (Attention, les
clichés qui suivent peuvent être agrandis par simple clic sur la
photographie; les fenêtres ainsi ouvertes se referment
également par simple clic sur la photographie.) |
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De l'estuaire de la Seine au cap
Hornu de Saint Valéry-sur-Somme , la côte est bordée d'une
falaise à peu près rectiligne , vive sur sa plus grande longueur
et morte sur sa partie orientale. Vue de la mer, elle constitue une muraille
blanche , captant les couleurs changeantes du ciel. Elle comporte des
échancrures en forme de V des vallées et des valleuses (
vallées séches suspendues au-dessus de l'estran ) dans lesquelles
se sont installés les villes et les villages. Son sommet a donc une
allure ondulée , atteignant 100 m dans sa partie la plus haute . Des
silex, en "rognons " ou en plaques, la strient horizontalement. Des couches
d'argile à silex et de limon la recouvrent . |
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Pendant la période du
Crétacé de l'ère secondaire, des dépôts de
craie se sont formés au fond de la mer qui recouvrait le Bassin Parisien
. Ces dépôts de craie sont à l'origine des falaises
normandes et picardes . Dès le retrait de la mer, les falaises
furent et sont toujours attaquées par divers agents , ce qui provoque
leur recul . Fissurées , trouées , abîmées ,
elles subissent , marée après marée , tempête
après tempête, les assauts de la mer, du vent, du gel et des
pluies. |
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Les scientifiques estiment que,
chaque année, les falaises de silex et de craie reculent de 50 cm . Et
ce n'est qu'une moyenne : régulièrement, entre baie de Seine et
baie de Somme, des effondrements plus importants frappent les 140 km de
côte maritime .
Dernier épisode important : 24 000 m3 de
silex et de blocs de craie sont tombés sur 100 m de large et 50 m de
haut. |
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