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dessin réalisé par Paolo |
Attention...
la terre tremble
au Centre International de Valbonne |
Depuis la rentrée scolaire, nous étudions les séismes en classe. Nous avons appris que nous vivions dans une région à risque sismique modéré mais non négligeable.
Nous avons décidé de sensibiliser nos camarades à ce problème. Comme on ne peut pas prévoir le jour d'un séisme, la prévention est nécessaire.
La prévention, c'est par exemple, préparer la population à un éventuel événement sismique.

C'est ainsi que nous avons eu l'idée de préparer et de réaliser un exercice de simulation d'une secousse sismique dans notre établissement.
Les pages suivantes expliquent les différentes étapes de cette activité organisée dans le cadre du concours « une moindre vulnérabilité pour moins de dommages ».
| La classe de quatrième 2 du Centre international de Valbonne : |
Marine Barascut
Hugo Carayol
Paolo Cattaneo
Bertrand Comte
Abigail Courhtrie
Fédéric Duthoy
Adrien Gallo
Katherine Gittins (déléguée sécurité)
Pascal Guerre
Stéphane Janel
Eric Logan
Dominic Lovell
Pauline Marottaux
Marion Marro
Vincent Marsé
Nolwenn Masson
Rafik Morcombe (délégué sécurité)
Matti Navellou
Marianne Picard
Oliver Poznanski
Katherine Radecki
Silvain Rideau
Diane Saporta
Alexander Souabni
Kristoffer Strand
Line Strand
Natalie Strand
Professeur : Jean-Luc Berenguer |
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1 - Première étape :
Réaliser un document d'information pour nos camarades
2 - Deuxième étape :
Informer la communauté scolaire à l'aide du document
3 - Troisième étape :
Réaliser la simulation d'une secousse sismique dans l'école
4 - Quatrième étape :
Tirer un bilan de l'opération 
Première étape :
Réaliser un document d'information pour nos camarades
| Nous vivons dans une région à risque sismique modéré
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mais non négligeable |
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Comme on peut le constater sur la carte ci-contre, notre région est classée dans les zones de sismicité moyenne.
Le sismographe installé au CIV enregistre d'ailleurs de fréquentes secousses régionales de faible magnitude.
En fait, la Côte d'Azur connaît environ trois cents secousses par an ; seulement trois ou quatre d'entre elles sont ressenties par la population.
L'aléa sismique n'est donc pas négligeable chez nous. |
La dernière secousse remonte au 25 février 2001 ; une secousse de magnitude 4,6 sur l'échelle de Richter, ressentie dans toute la région PACA.

Il était 19 h 35, le 25 février 2001, quand des dizaines de milliers d'habitants des Alpes-Maritimes, de Cannes à Menton en passant par Nice et, dans une moindre mesure, l'arrière-pays, ont compris ce qu'ils venaient de vivre. La secousse tellurique ressentie dimanche l'a été surtout dans la région de Nice. Mais l'onde de choc a été perceptible dans tout le sud-est de la France, jusqu'aux Bouches-du-Rhône, en passant par le Var.
Extrait de http://aster.unice.fr
La secousse sismique enregistrée à l'école ; l'épicentre a été localisé en mer à 29 km au sud-est de Nice ; la magnitude était de 4,6 sur l'échelle de Richter.

On a d'ailleurs connu, dans l'Histoire, des séismes meurtriers en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Citons par exemple, le séisme de Lambesc (1909) et celui de Ligurie (1887).

Importants dégâts
à Salon en 1909
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Menton très touché
par le séisme de 1887 |
Le séisme du 11 juillet 1909 à Lambesc (Bouches-du-Rhône), le séisme le plus catastrophique qu'ait connue la France durant le XXe siècle. Il fera 46 morts, 250 blessés et de nombreux dégâts.
Une simulation de ce même séisme se déroulant aujourd'hui aboutit à une estimation de 1 000 morts et quelque 4 000 blessés.
Extrait de http://aster.unice.fr
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Le 23 février 1887, un séisme d'intensité épicentrale estimée à XI localisé en Ligurie (43°42' de lat. et 8° 03' de long.) provoqua d'importants dégâts et fit de nombreuses victimes.
640 morts et 566 blessés en Italie, mais aussi dans les Alpes-Maritimes affectées par les secousses telluriques. |
De plus notre région est aujourd'hui peuplée, avec beaucoup d'infrastructures (écoles, routes, usines, habitations
). Un séisme de magnitude 5 ou 6 constitue alors un risque majeur pour la région.

Document réalisé en superposant les événements sismiques annuels (base de données du "sismo des écoles" et la carte régionale). On constate que notre département, très peuplé, est exposé à un aléa sismique non négligeable.

Risque sismique = aléa + enjeux humains
Faut-il s'en inquiéter ?
En fait, sans vivre dans l'inquiétude permanente, nous devons rester vigilants et apprendre les gestes qui peuvent sauver lors d'une secousse sismique.
Il est normal d'avoir peur des tremblements de terre. C'est un phénomène brutal, qui peut être destructeur et qui peut donc mettre nos vies en danger.
On peut cependant, si l'on vit dans une région à aléa sismique, se préparer au tremblement de terre et limiter le risque par un comportement adapté.
Tu es en classe :
Pendant les secousses :
Il faut rester à l'intérieur. Tout se met à bouger, des objets tombent de partout, on entend un grondement sourd. Evite de crier, essaie de garder ton calme.
Place-toi rapidement sous la table et ne te déplace pas avant l'arrêt des secousses.
Après les secousses :
Il faut regagner l'extérieur.
Chacun doit connaître à l'avance les itinéraires d'évacuation et les zones dangereuses à éviter.
Le professeur vérifie que la voie d'évacuation prévue est sûre (libre).
Il fait évacuer la classe en ordre : les deux délégués prennent, si possible, la tête du groupe ; dépêche-toi, mais ne cours pas.
N'emporte que des objets strictement nécessaires (médicaments, manteau...).
Aide tes camarades en difficulté (handicapés, blessés..).
Si une réplique survient, suis la consigne donnée par ton professeur, essaie de te protéger des chutes d'objets ou de débris.
Tu es en récréation :
Dirige-toi immédiatement vers la(ou les) zone(s) de regroupement de ton établissement en évitant, si possible, les secteurs de danger.
Le chemin le plus pratique est celui que tu utilises lors des exercices.
Eloigne-toi de tout ce qui peut tomber (bâtiments, murs, pylones, lignes électriques...).
En aucun cas, il ne faut rejoindre des bâtiments endommagés.
Tu es en zone de regroupement :
Rejoins tes camarades de classe et évite de circuler entre les groupes.
Suis les consignes des professeurs et adultes de l'établissement.
Sous leur conduite, ta classe pourra rejoindre d'autres zones de regroupement plus sûres.


Deuxième étape :
Informer la communauté scolaire à l'aide du document
Reportage dans les classes
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| Séance d'information auprès de collégiens |
Discussion, questions, on explicite la notion de risque |
Le document d'information réalisé est distribué et commenté. Il faut convaincre, argumenter sur la notion de risque sismique modéré, mais non négligeable, encouru dans la région. Il faut expliquer le comportement à adopter en cas de secousse par rapport à l'architecture et aux plans d'évacuation du bâtiment.


Troisième étape :
Réaliser la simulation d'une secousse sismique dans l'école
Le jour de la secousse sismique
simulée
Nous allons simuler sur deux classes, une secousse sismique de vingt secondes. On a, à l'aide de la radio du CIV "radio clin d'il", un son basse fréquence que l'on va déclencher avec de puissants haut-parleurs. Certains d'entre nous feront bouger les murs en même temps. D'autres observeront le comportement des élèves à l'aide d'une caméra cachée.
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| Des haut-parleurs puissants pour émettre un son |
Des murs qui vont trembler pendant la secousse |
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| Quelques secondes avant la secousse dans la classe |
La secousse est là, les élèves sont sous leurs tables |
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| Après la secousse, l'évacuation s'effectue rapidement |
C'est l'heure du bilan, impressions et commentaires |
Voir aussi la vidéo


Quatrième étape : tirer un bilan de l'opération
Extraits de bilans tirés de cette expérience
Tout d'abord, par groupe de deux, nous avons fait des exposés pour expliquer que notre région est à risque sismique et quel comportement il faut adopter en cas de séisme. Ensuite, par groupe de sept, nous sommes allés informer trois classes sur ce que nous avons écrit dans nos exposés. Et quinze jours plus tard, la classe entière s'est divisée en groupes pour simuler un séisme.
le groupe " audio " a emprunté un appareil qui émet le bruit d'un séisme ;
le groupe " mur " a fait bouger les murs ;
le groupe " sécurité " a bloqué les portes et apporté secours aux élèves ;
le groupe " reporter ", dont je faisais partie, a pris des photos de toutes les activités et a interrogé les élèves.
| Les élèves semblent avoir compris les explications, car lors de la simulation, ils se sont mis sous la table. Ceci a été prouvé par notre caméra cachée. |
| Pauline |
| J'ai trouvé que la secousse était très bien reproduite et qu'on pouvait penser que c'était un vrai séisme. La classe était bien organisée et chaque groupe a fait son travail. |
| Nathalie |
| D'après le reportage auprès des élèves, le séisme était bien simulé, le seul point médiocre était le chewin-gum sous les tables. Un autre point à améliorer, l'ouverture de la porte extérieure de la salle qui était bloquée. |
| Kristofer |
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