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Journée internationale pour la réduction des catastrophes naturelles

 
Le risque sismique
en Fenouillèdes


« Remercions la Nature de nous avoir donné le 18 février 1996 un séisme idéal : pas assez violent pour causer un désastre, mais suffisamment pour se poser des questions . . .  »
Gérard Soutade : Les tremblements de terre dans les Pyrénées-Orientales et la Catalogne (Édition Llibres del Trabucaire)

Le séisme du 18 février 1996

La sismicité historique

Le séisme du 18 février 1996 six ans après

Les gestes qui sauvent

Annexe n°1

Annexe n°2

Le séisme du 18 février 1996

Presque toute la population de l'Aude, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales a ressenti ce séisme.
Dans le Fenouillèdes, région épicentrale, les vibrations ont été très fortes provoquant la perte d'équilibre chez les personnes en position debout. Il n'y a pas eu de victimes. Les dégâts matériels sont modérés, fissuration des plafonds, des cloisons, du carrelage et des murs ainsi que des éboulements dans les gorges de Galamus et dans la cluse de la Fou. Quelques dégâts plus importants sont observables sur les bâtiments anciens (église et collégiale de Saint Paul de Fenouillet). Ceci correspond à une intensité de VI à VII sur l'échelle MSK. La secousse principale a été suivie de nombreuses répliques parfois perçues par la population.
Des séismes d'une telle magnitude sont rares en France (environ 4 par siècle).

Eboulement dans la cluse de la Fou (photo collège J. Calvet)






Anthony Huescar, Hadrien Bouclainville, Christophe Lassort, Mohamed Serrar, Florian Coulon, Baptiste Brault, Sylvain Moles, Hubert Hambursin
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La sismicité historique

« Tous les curieux au fait des rudiments de la sismologie savent que passé le seuil de 5 sur l'échelle de Richter des désordres matériels et des victimes sont possibles ». Gérard Soutadé : Les tremblements de terre dans les Pyrénées-Orientales et la Catalogne, Édition Llibres del Trabucaire.

La France métropolitaine n'est pas à l'abri du risque sismique. Certains séismes y ont provoqué des victimes et des dégâts importants dans un passé récent.


La sismicité historique dans les Pyrénées-Orientales.


Le séisme du 2 février 1428 :
(Carte avec des courbes isoséistes pour le séisme du 02/02/1428 d'après Banda, Correig 1984)

Ce séisme est plus connu sous l'appellation " séisme de la Chandeleur ", du fait de sa date. Ce séisme catalan est inclus dans une série de secousses sismiques qui, entre 1421 et 1433, ébranlent la Catalogne nord et les Pyrénées-Orientales. L'épicentre est situé près de la ville espagnole d'Olot. Au cœur de la zone épicentrale les intensités sont comprises entre VII" dommages aux constructions " et X " destruction totale des bâtiments ". Ainsi sur 500 km2 tout est détruit, autour de cette zone de nombreux édifices sont sérieusement endommagés. Les remparts de Prats de Mollo, le clocher d'Arles sur Tech, le clocher et une partie de l'église de Saint-Martin du Canigou s'écroulent. On dénombrera plus de 1 000 victimes.




Le séisme du 23 septembre 1922 :

La cluse de la Fou (photo collège J. Calvet)
O Mengel, directeur de l'Observatoire de Perpignan, membre du Bureau Central de Sismologie Française, établit le rapport suivant :

« Dans la nuit du 22 au 23 septembre 1922 à 0 h 54 une importante secousse ébranle les Pyrénées-Orientales. L'épicentre de ce séisme est localisé près de Saint-Paul de Fenouillet, vers la cluse de la Fou. Les Saint-Paulais, épouvantés descendent dans la rue. La visite des lieux quelques jours après permet de mesurer l'ampleur des dégâts. Dans le quartier sud, les maisons sont fortement endommagées, les murs lézardés doivent être étayés. Il n'y a pas eu de victimes. La secousse est ressentie à Barcelone, dans l'Hérault et le Tarn. »


Sylvain Seva, Taïeb Chaïbdra, Mathieu Santos, Fréderic Crunel, Karim Belmazziz

La sismicité historique dans les autres régions françaises.


Le séisme du 11 juillet 1909 en Provence :
Ce séisme, appelé aussi " séisme de Lambesc " du nom de la cité la plus touchée, est très dévastateur et meurtrier. On déplore 46 victimes. Dans le village de Lambesc (Bouches-du-Rhône) près d'Aix-en-Provence, les dégâts sont très importants. La magnitude de ce séisme est estimée à 6.2 sur l'échelle de Richter. Aujourd'hui, compte tenu de la densité de population bien plus grande qu'en 1909, avec un tel événement le nombre de victimes pourrait être plus élevé.

Le séisme du 25 avril 1962 en Isère :
Ce jour-là, un séisme de magnitude 5.3 frappe le département de l'Isère. Le village de Corrençon en Vercors est au centre de la zone sinistrée. Il n'y a pas eu de victimes mais de nombreux dégâts sur les bâtiments sont à déplorer.

Le séisme du 13 août 1967 dans les Pyrénées-Atlantiques :
Ce séisme est plus connu sous le nom de séisme d'Arette, village du département des Pyrénées-Atlantiques. Dans la nuit du 13 août une violente secousse sismique ébranle la partie occidentale de la chaîne de Pyrénées. Dans la zone centrale, autour d'Arette, l'intensité atteint VIII à IX sur l'échelle MKS. Les destructions sont très importantes. Une personne succombera.

Le séisme du 15 juillet 1996 en Haute-Savoie :
De magnitude plus faible (que celle des autres séismes cités), 5.2, ce séisme provoque des dégâts considérables sur Annecy et ses environs. Ceci est certainement dû à la faible profondeur du foyer et à la nature des terrains. Plusieurs centaines de cheminées se sont effondrées ou ont été très lézardées. Heureusement il n'y a pas eu de victimes.





Neige Durand, Sofian Berrabha, Florence Tricard, Laura Arnoult, Zoé De Giovanni, Louis Pintaud des Allées, Helena Roussel, Elsa Sanchez, Morgane Baillif
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Le séisme du 18 février 1996 six ans après

Nous avons réalisé une enquête auprès de la population de Saint-Paul de Fenouillet, durant la semaine du 12 au 18 novembre 2001. Chaque personne interrogée devait répondre à un questionnaire élaboré en classe. Voici les résultats et l'analyse que nous en avons faite.


1 ) Vous souvenez-vous des circonstances du tremblement de terre (année et magnitude) ?

75 % des personnes interrogées se souviennent de l'année du tremblement de terre. Parmi elles, la plupart se rappellent la date et heure exactes, preuve que cet événement a marqué les esprits.
La magnitude n'est mentionnée que dans 35 % des réponses, avec des différences de 5.3 à 5.7 (ce sont les différences que l'ont peut trouver dans les articles de presse de l'époque).


2 ) Quelle a été votre réaction au moment du tremblement de terre ?

- Je suis sorti(e) : 41 %
- Je me suis déplacé(e) dans la maison : 17 %
- J'ai été paralysé(e) par la peur : 25 %
- Je me suis rendormi(e) : 17 %

Nous constatons que la réaction la plus appropriée (sortir de la maison) n'a pas été celle de la majorité des personnes.


3 ) Quels ont été vos sentiments ?

- J'ai eu peur : 50 %
- J'ai été surpris(e) : 17 %
- J'ai pensé qu'il devait y avoir des victimes : 8 %
- Je ne me suis pas inquiété(e) : 25 %

Ces réponses qui prouvent que la population est consciente de la gravité du phénomène ne s'accordent pas avec les réponses précédentes qui mettent en évidence une certaine insouciance.


4 ) Votre domicile a-t-il subi des dégâts ?

- Oui, de légers dégâts : 59 %
- Non aucun : 41 %


5 ) Votre domicile respecte-t-il les normes parasismiques ?

- Non : 67 %
- Je ne sais pas : 33 %


6 ) Pensez-vous que ce type d'événement puisse se reproduire ?

- Oui : 75 %
- Non : 25 %


7 ) Que feriez-vous si cela se reproduisait ?
- Je sors : 33 %
- Je ne bouge pas : 33 %
- Je ne sais pas : 33 %


8 ) Cet événement vous a-t-il conduit à vous renseigner sur les tremblements de terre ?

- Oui, j'ai recherché des renseignements sur les causes et les risques : 17 %
- J'ai été assez renseigné(e) par la médiatisation de l'événement : 17 %
- Non : 66 %

Ces résultats doivent nous alerter : le manque d'information de la population (nature et cause du séisme, importance du respect des normes parasismiques) conduit à un pourcentage encore plus faible (33 %) de personnes qui réagiraient convenablement en cas d'un nouveau tremblement de terre.
Pourtant les 3/4 de la population s'accordent à reconnaître que ce type d'événement pourrait très bien se reproduire.

Une catastrophe dite "naturelle" est l'interaction entre l'ampleur du phénomène naturel et le degré de vulnérabilité de la population. Pour réduire les effets "catastrophiques" d'un séisme, il faut donc avant tout :

réduire la vulnérabilité de la population.

La vulnérabilité c'est l'ignorance des risques, le manque de préparation, une mauvaise gestion de l'environnement.

La vulnérabilité est due à l'Homme.

Pour réduire cette vulnérabilité nous nous engageons à :

1 ) Éditer dans le journal du collège (300 exemplaires diffusés) et distribuer pendant la fête des écoles en juin 2002 (1000 visiteurs environ) une plaquette expliquant les gestes qui sauvent.

2 ) Participer à la journée d'action organisée par la prévention civile des P-O sur le thème : " intervention après un séisme violent ".

3 ) Passer le brevet de " Formation aux premiers secours " en suivant les cours de secourisme dispensés par les sapeurs-pompiers.


Les 32 élèves des classes de 4ème 2 et 4ème 3 du collège Joseph Calvet Saint-Paul de Fenouillet 66 220
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Les gestes qui sauvent

Que faire avant un séisme ?

- Respectez les normes parasismiques pour la construction.
- Fixez les appareils et meubles lourds.
- Repérez les points de coupure du gaz, de l'eau et de l'électricité.
- Apprenez les gestes qui sauvent en suivant une formation de " premiers secours " (au moins un membre par famille).
- Ayez chez vous un poste de radio à pile, une torche électrique, un nécessaire de premiers secours, un extincteur polyvalent.
- Prévoyez un point de regroupement dans le cas ou la famille serait dispersée.


Que faire pendant le séisme ?

- A l'intérieur :
- Se protéger la tête avec les bras.
- S'éloigner des fenêtres et se mettre si possible près d'un mur, d'un pilier, sous un meuble solide, sous un montant de porte.

- A l'extérieur :
- S'éloigner des bâtiments, lignes électriques, arbres ( de tout ce qui pourrait tomber).
- Arrêter sa voiture et rester dedans.
- Ne pas rester sous ou sur un pont.
- Dans tous les cas, rester calme, ne pas paniquer.


Que faire après le séisme ?

- N'allumez pas de flamme, coupez l'eau, le gaz et l'électricité.
- Ne prenez pas les ascenseurs. Sortez et rejoignez un endroit dégagé.
- N'allez pas chercher vos enfants à l'école, les enseignants s'en occupent.
- N'encombrez pas les lignes téléphoniques, laissez-les libres pour les secours.
- Écoutez la radio et suivez les consignes données par les autorités.
- Si vous avez des notions de secourisme, mettez-vous à la disposition des secours.
- Remplissez la fiche d'enquête macrosismique disponible en mairie ou à la gendarmerie.


Guillaume Cazeau, Kristell Billaud, Zora Allouit, Céline Mc Guile, Quentin Martignoles, Victor Billon, Baptiste Bourrel, Thibault Ruffat
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Annexe n°1

Documents et sites internet utilisés pour réaliser ce dossier:

-TDC N° 824 : CNDP Éducation Nationale

- Les tremblements de terre dans les Pyrénées-Orientales et la Catalogne : G Soutadé : Édition Llibres del Trabucaire

- Le séisme de Saint-Paul de Fenouillet : rapport de mission de l'association française de génie parasismique.

- Les tremblements de terre dans les P-O en 1922 : O Mengel directeur de l'Observatoire de Perpignan, membre du Bureau central de sismologie française.

- Livres de SVT 4ème éditions Hatier, Belin, Bordas, Hachette, Nathan.

http://eost.u-strasbg.fr/pedago ; site de l'École et Observatoire de Sciences de la Terre (EOST) de Strasbourg.

http://sismalp-obs.ujf-grenoble.fr ; site du réseau sismologique des Alpes.

http://renass.u-strasbg.fr ; site du réseau national de surveillance sismique (RENASS) à Strasbourg.

www.aude-pref.gouv.fr ; site officiel de la préfecture de l'Aude.

www.prim.net/education : site du ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement.

www.sisfrance.net : site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Électricité de France (EDF), Institut de protection et de sécurité nucléaire (IPSN), base de données nationale des séismes ressentis en France métropolitaine.

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Annexe n°2

texte manquant
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Dossier présenté par
les classes de 4ème 2 et 4ème 3
du collège Joseph Calvet,
Saint-Paul de Fenouillet 66 220
octobre, novembre 2001