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Caractérisation des événements naturels dommageables
Eléments de référence

 


La sous-direction de la prévention des risques majeurs a entrepris de mettre en ligne une base de données sur les événements naturels les plus importants survenus en France au XXème siècle et d’en fournir une analyse plus détaillée, sous forme de fiches.

Dans ces divers documents, plusieurs éléments ont été retenus pour caractériser les événements, notamment l’échelle de gravité des dommages. Par ailleurs, un code est attribué à chaque événement afin de l’identifier par sa localisation, le type de phénomène associé (inondations, séisme…) et sa date d’occurrence.

Ainsi, dans la base de données, ne figurent que les « accidents très graves » et les « catastrophes », événements de classes 3 et supérieures. Les fiches détaillées illustreront principalement les « catastrophes», c’est à a dire les phénomènes de classe 4 ou 5 selon l’échelle de gravité des dommages.

L’échelle de gravité des dommages


Il s’agit d’une table à double entrée qui range les événements naturels en 6 classes, depuis l’incident jusqu’à la catastrophe majeure.

Les 6 classes sont répertoriées selon 5 seuils, pour les dommages humains d’une part, pour les dommages matériels d’autre part.

La classe retenue de l’événement est celle qui correspond à l’impact humain ou matériel le plus élevé.

Par exemple :
- 3 morts et 50 M€(1) correspond à un événement de classe 3
- 120 morts et 50 M€ correspond à un événement de classe 4


Classe   Dommages humains Dommages matériels
0 incident aucun blessé <0,3 M€
(<2 MF)
1 accident 1 ou plusieurs blessés entre 0,3 et 3 M€
(entre 2 et 20 MF)
2 accident grave 1 à 9 morts entre 3 et 30 M€
(entre 20 et 200 MF)
3 accident très grave 10 à 99 morts Entre 30 et 300 M€
(entre 200 MF et 2GF)
4 catastrophe 100 à 999 morts entre 300 M€ et 3 G€
(entre 2 et 20 GF)
5 catastrophe majeure 1 000 morts ou plus 3 G€ ou plus
(20 GF ou plus)

Source : Mission d’Inspection Spécialisée de l’Environnement (mai 1999)

Les dommages matériels sont les dommages qui peuvent être couverts par une garantie d’assurance (tempête, ouragan, cyclone, grêle, poids de la neige, catastrophe naturelle), mais aussi les dommages aux biens publics, aux infrastructures, aux réseaux, à l’environnement qui font rarement l’objet de tels contrats.

(1) M précédant euros ou francs (F) signifie million (méga). G précédant euros ou F signifie milliard (giga).


Typologie des phénomènes naturels

Cette typologie s’inscrit dans le cadre d’une nomenclature susceptible de s’ouvrir aux risques technologiques, d’où la présence d’un 1 supplémentaire comme premier chiffre (2 comme premier chiffre pour les risques technologiques)

1-1. INONDATION
1-1.1. Par une crue (débordement de cours d’eau)
1-1.2. Par ruissellement et coulée de boue
1-1.3. Par lave torrentielle (torrent et talweg)
1-1.4. Par remontées de nappes naturelles
1.1. 5. Par submersion marine
1-2. MOUVEMENT DE TERRAIN
1-2.1. Affaissement
1-2.2. Effondrement
1-2.3. Eboulement, chutes de pierres et de blocs
1-2.4. Glissement de terrain
1.2.5. Avancée dunaire
1.2.6. Recul du trait de côte et de falaises
1.2.7. Les tassements différentiels
1.3- SEISME
1.4- AVALANCHE
1.5- ERUPTION VOLCANIQUE
1.5.1. Coulées (ou intrusion) de lave
1.5.2. Coulées pyroclastiques
1.5.3. Retombées aériennes
1.5.4. Gaz
1.5.5. Lahars
1.6- FEU DE FORETS
1.7- PHENOMENES LIES A L'ATMOSPHERE
1.7.1. Cyclone/ouragan (vent)
1.7.2. Tempête et grains (vent)
1.7.3. Trombes (vent)
1.7.4. Foudre
1.7.5. Grêle
1.7.6. Neige et Pluies verglaçantes


Définition des événements


Les phénomènes naturels dommageables sont appelés événements naturels.
Les dommages correspondent à des atteintes aux personnes, aux biens, aux espaces naturels.

Un événement naturel peut être associé à un ou plusieurs phénomènes.
Il est identifié sur la base des trois critères suivants, d’importance décroissante :
               - le type du phénomène (ou des phénomènes) associé (associés)
               - la période de réalisation de l’événement
               - l’extension spatiale de l’événement

1. Le type :

Deux phénomènes distincts (ex : séisme et inondation) conduisent à identifier deux événements distincts, même si certains critères comme la date et le lieu sont identiques.

Toutefois, lorsque les phénomènes « distincts » dommageables (ex : cyclone, mouvement de terrain, inondations) sont liés, c’est-à-dire qu’ils se sont réalisés dans un même contexte géographique, et pendant une même période, et que l’un peut être considéré comme la conséquence de l’autre, l’événement naturel identifié est unique et relève de la catégorie du phénomène naturel générateur de la typologie : cyclone/ouragan, tempête, …

Exemples :
          - tempête du 26 décembre 1999
          - tempête des 27/28 décembre 1999
          - tempête du 6 au 11 novembre 1982
          - ouragan LENNY du 17 au 19 novembre 1999
          - cyclone DINA du 22 au 23 janvier 2002


Par ailleurs, lorsque des phénomènes sont « distincts », mais appartiennent à la même classe (ex : inondation par une crue et inondation par ruissellement et coulée de boue), la codification portera sur la seule classe du phénomène amont (ici : 1.1) dès lors qu’ils se sont produits dans un environnement temporel et spatial homogène (même période et extension spatiale cohérente par rapport au contexte climatique observé) (par exemple : inondations par crue, ruissellement et coulée de boue du 16 au 19 décembre 1997)

2. Période de réalisation de l’événement :

Si les types sont identiques, c’est ensuite la période « enveloppe » de survenance qui intervient.
Si les 2 enveloppes sont disjointes, il s’agit d’événements distincts.
Toutefois, lorsque les enveloppes sont peu disjointes (1 à 2 journées), et si et seulement si, des phénomènes de même nature affectent des zones importantes (une dizaine de communes ou 100km2) faiblement dispersées, l’événement est unique.

3. Extension spatiale de l’événement : (cas des phénomènes de type inondations, séismes, tassements différentiels, et atmosphériques)


Lorsque des phénomènes dommageables de même type se produisent de façon synchrone ou quasi synchrone (enveloppe identique ou faiblement distinctes) mais sur des secteurs géographiques fortement dispersés, il y a lieu de bien séparer les phénomènes.

Exception :
Les inondations générées par des situations orageuses généralisées, organisées (lignes de grains) ou non et affectant pendant la même période (24h) des secteurs parfois très dispersés.

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