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Éducation

 



Journée de Prévention des Risques Naturels
13 Octobre 1999

Classe de 5ème A

Les Risques Naturels à Nîmes : On connait…

    On était "petits" en 1988 le 3 Octobre, mais nous avons tous entendu parler dans nos familles de ce qui s’est passé ce jour là. La mémoire est à jamais marquée.

    On est allé interviewer des proches, ou même des passants comme Gallien par hasard dans la rue avec un responsable de la STAN (Société de Nettoiement de la Ville).

1. LES INTERVIEWS

Le 3 Octobre 1988

Sylvain Que s’est-il passé ?
Cela faisait 2 jours qu’il pleuvait, et le lundi matin il y eu un orage.
Hélène Où étiez-vous ?
J’allais voir ma femme à la maison de santé.
Hélène Qu’avez-vous vu ?
Le ciel était tout noir, l’eau passait par dessus les cabines téléphoniques, les voitures se renversaient dans le canal du Jardin de la Fontaine, les voitures bouchaient les rues. L’eau est arrivée au premier étage ; en une heure et demi il y avait 2,50 mètres d’eau.
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Stéphane et Jenna même question à d’autres personnes.
Les bouches d’égouts se soulevaient, des personnes dans la rue avaient de l’eau jusqu’aux épaules.
Mickaël même question à d’autres personnes.
Un car s’est renversé et j’ai aidé des personnes à sortir des véhicules.
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Benjamin Quel a été la durée du phénomène ?
Je ne sais plus trop, mais je suis restée bloquée dans ma voiture au centre d’un rond-point de 8 heures à 16 heures.
Sarah Après la décrue, qu’avez-vous vu ?
Des voitures empilées, des rues défoncées, des meubles sur des trottoirs, de la boue partout.
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Mélanie, Ludovic, Nicolas et Gallien Qu’avez-vous ressenti ?
De l’angoisse, de la peur car cela s’aggravait d’heure en heure, je pensais que cela n’allait pas s’arrêter, cela paraissait incroyable…
Elodie Quels ont été les dégâts ?
Ils ont été considérables. J’ai eu l’impression de vivre les reportages sur les guerres. Face à un tel phénomène on se sent impuissant.
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Elodie Dans les jours qui ont suivi, qu’avez-vous fait ?
Pendant l’inondation j’avais aidé des gens à traverser l’avenue G. Pompidou ; ils avaient de l’eau jusqu’à la ceinture. Ensuite, après la décrue, il a fallu surtout aider à vider les caves, et la nuit à décharger les semi-remorques qui apportaient des vivres et du matériel.
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Gallien Avez-vous été témoin de gestes de solidarité ?
Oui, il fallait aider moralement et matériellement. Tout le monde aidait tout le monde. On a distribué de l’eau, des repas.
Gallien Comment s’est fait le nettoyage de la ville  ?
Avec de très gros moyens, tout le personnel a été réquisitionné, toutes les villes de France nous ont aidés et en une quinzaine de jours la ville a été remise sur rails.
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2. CE QUI S’EST PASSE LE 3 OCTOBRE 1988 A NIMES PEUT SE REPRODUIRE

    – Les archives depuis le XIVème siècle rapportent des phénomènes de même nature.
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    – Le 3 Octobre 1988 : un sinistre exceptionnel, 9 morts 4 milliards de francs de dégâts.
    – Pourquoi ce phénomène peut-il se reproduire ? Quelle est la situation de Nîmes ?
    • La ville est dans une région de climat méditerranéen avec des possibilités de pluie très violentes,
    • La ville se trouve dans "un amphithéâtre" naturel, au pied de 7 collines,
    • Les terrains sont calcaires, le ruissellement souterrain est important ; les sources telle la fameuse Fontaine de Nîmes peuvent grossir très brutalement,
    • Il y a à Nîmes 7 cadereaux (en Afrique on appelle cela des oueds) cours d’eau temporaires dont les niveaux peuvent monter rapidement.
    "Notre collège est à proximité d’un de ces cadereaux ; le 03/10/1988 il y avait 1 mètre d’eau dans la cour et la rue de la Gaffone qui donne accès à l’établissement était sous plusieurs mètres d’eau."

 

QUE FAUT-IL PREVOIR POUR DIMINUER LES RISQUES ET LES CONSEQUENCES D’UN PHENOMENE TEL QUE CELUI DE 1988 ?

    C’est pour nous sensibiliser à ces problèmes là que nous sommes allés le 13 Octobre 1999 à la médiathèque Carré d’Art.

1. QU’AVONS-NOUS VU ?

    Loïc raconte : "Au Carré d’Art on nous a parlé des inondations surtout celles de Nîmes. Un reportage intitulé "Les larmes du crocodile" (le crocodile est l’emblème de Nîmes) a présenté des images du 03/10/88, la crue, la décrue, des scènes effroyables, les dégâts, mais aussi la solidarité, le nettoyage de la ville les réparations qui ont duré plusieurs mois."

2. UN PLAN DE PROTECTION CONTRE LES INNONDATIONS SE MET EN PLACE

    Pour Monsieur Poudevigne le directeur de l’eau et de l’assainissement à la mairie de Nîmes, il y a 4 mots clés :

"analyser, protéger, prévenir et organiser"

   • Il faut surveiller les conditions météo : station météo de Nîmes Courbessac et radar météo à Manduel,
    • Il faut alerter les populations en cas de danger ; pour cela des sirènes existent dans la ville (on les essaie tous les premiers mercredis du mois).

    En cas de fortes pluies on nous a donné des conseils :

LES SIRENES
Si vous entendez les sirènes mettez vous à l’écoute de la radio et observez les consignes de sécurité qui vous seront données.

LA RADIO
La radio est une source importante d’informations. Il est nécessaire de disposer d’une radio, à piles, utilisable en toutes circonstances.

EN CAS DE MONTEE DES EAUX
• Ecoutez la radio sur radio à piles.
• Tenez-vous prêt à évacuer les lieux à la demande des autorités, prenez vos papiers d’identité et, si possible, fermez le bâtiment.
• N’allez pas à pied ou en voiture dans une zone inondée vous iriez au devant du danger.

EN CAS D’INONDATION BRUTALE
• Ne revenez pas sur vos pas.
• Signalez votre présence, si vous êtes isolés.

    • Il faut protéger. C’est dans ce but qu’autour de Nîmes sont aménagés des bassins de rétention d’eau, que des travaux sont réalisés sur les cadereaux en amont et en aval de Nîmes jusqu’au Vistre.
    C’est un de ces bassins de rétention que nous sommes allés voir.

3. LA VISITE DU SITE DE ROQUEMAILLERE

    – Où se trouve-t-il ?
    Le bassin se situe à 3 kilomètres du collège sur le cadereau d’Alès dans un endroit appelé Roquemaillère, à proximité d’anciennes carrières romaines.

plan.jpg (412934 octets) (cliquez pour une vue agrandie)

    – Quel est le but du bassin de rétention ?
    Jérôme nous dit : "On nous a expliqué que Nîmes ne pourrait plus s’inonder, enfin presque !"
    La protection est en effet partielle, le bassin sert de régulateur, permet de retarder les crues et donc d’organiser l’alerte.

 

Quel est le coût de ce projet ?
Comment le projet est-il financé ?

Différentes collectivités locales interviennent.

    – Qu’avons-nous vu ?
    Un bassin de 80.000 m3.

banbuck.jpg (291717 octets)

Réalisé par Banbuck Benjamin
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    Une digue : préparation du rocher par comblement des failles avec du béton, construction de la digue en terre (argile imperméable en amont et matériaux drainants), digue tapissée de rochers bétonnés, un déversoir en béton.
    Ludovic raconte : "Comme il pleuvait on s’est crottés, mais on est passé dans le tuyau qui sert à évacuer l’eau du barrage en petite quantité ; il mesure à peu près 15 mètres de long et on pouvait y marcher debout à l’intérieur."

QUELQUES ILLUSTRATIONS REALISEES PAR LES ELEVES DE LA CLASSE DE 5°A

 

estournel.jpg (245084 octets) Réalisé par Brice Estournel
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gromlai.jpg (87137 octets) Réalisé par Jérome Gronchi
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grossi.jpg (134571 octets) Réalisé par Jimmy Grossi
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micucci.jpg (114946 octets) Réalisé par Jonathan Micucci
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mippi.jpg (204683 octets) Réalisé par Mickael Mippi
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pons.jpg (116583 octets) Réalisé par Sylvain Pons
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CONCLUSION

    Nîmes se protège d’une éventuelle inondation ; les travaux sont en cours.
    La classe de 5°A du collège Jean Rostand espère que ce sera efficace.

 

Cette page a été réalisée par les élèves de la classe de 5°A (Alcazar Nicolas, Banbuck Benjamin, Biffano Galien, Brignone Stéphanie, Calluiere Kelly, Charmasson Jenna, Draussin Elodie, Estournel Brice, Geraldes Ludovic, Germann Célia, Goicuria Sandrine, Grevoul Mélanie, Gronchi Jérôme, Grossi Jimmy, Imbert Sophie, Khaddar Sarah, Micucci Mikaël, Pons Sylvain, Rouvière Guillaume, Sanchez Loic, Sauvagnac Léo, Vanrobays Hélène) et leur professeur Mme PONS et avec l’aide de M. Dominique KRAUS.