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Éducation

Journée Internationale pour la Prévention des Catastrophes Naturelles

Mercredi 13 Octobre 1999
Dossier présenté par

Anaïs Boyer

Maïlys Cheverry

de la classe de 4ème JA du collège Joseph Hubert de Saint-Joseph (Île de la Réunion)
avec le concours pour la mise en forme informatique des aides-éducateurs du Lycée Pierre Poivre de Saint-Joseph.

 

SOMMAIRE

Information préventive et catastrophes naturelles
Organisation de la journée
Les participants
Les aléas naturels et technologiques majeurs à la REUNION
(conférence de Michel BALESTIER du Service Interministériel Régional de Défense et de Protection Civile)
     Définition d’un risque majeur
        Les aléas naturels et technologiques majeurs
        Les moyens de secours
        L’information préventive
Etude de quelques aléas naturels majeurs : Les caractéristiques de l’île de la Réunion et les mouvements de terrain
(conférence de Marc CRUCHET du Bureau de Recherches Géologiques et Minières de la Réunion)
      Les glissements de terrains
        Les chutes de blocs, les éboulements et les écroulements
        Les laves torrentielles
        Les instabilités liées aux cavités souterraines
        L’affouillement des berges et l’érosion du littoral
La visite de l’Observatoire Volcanologique de la Réunion
        La surveillance sismique
La surveillance des déformations du sol
La surveillance géochimique
Surveillance du champ magnétique
La visite du site du cratère COMMERSON
Description de l’éruption du Commerson
Le risque éruptif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Information préventives et catastrophes naturelles

L‘île de la réunion est périodiquement affectée par des phénomènes météorologiques qui perturbent la vie des habitants. En effet, chaque année surtout pendant la saison cyclonique, le département est concerné par des perturbations tropicales ou de fortes pluies. Par ailleurs, l’île subit des mouvements de sol, lents ou rapides à l’échelle humaine, localisés ou de grande ampleur : les uns sont la conséquence directe des phénomènes climatiques, les autres, tels les séismes, les éruption volcaniques et les glissements de terrain résultent de l’activité du globe terrestre ; toutes ces manifestations peuvent avoir des conséquences dramatiques non seulement pour les biens et l’environnement, mais aussi pour la population.
La connaissance des ces risques est fondamentale : elle permet de mettre en place la PREVISION et de préparer le déclenchement éventuel de l’ALERTE. La prévision consiste à comprendre l’origine des risques et étudier les signes précurseurs des catastrophes. L’alerte découle de la détection des phénomènes et de l’évolution de leu intensité.
Toutefois, afin d’épargner les vies humaines, la prévision et l’alerte ne sont pas suffisantes ; il est nécessaire que la population puisse acquérir les bons réflexes et les gestes qui sauvent. C’est pour atteindre cet objectif que nous avons, nous élèves des 4ème JA et LA du Collège JOSEPH HUBERT de SAINT-JOSEPH (Île de la REUNION), été conviés à participer à la JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES NATURELLES, organisée conjointement par la Préfecture, la Direction Départementale de l’Environnement et le Rectorat de la Réunion le Mercredi 13 Octobre 1999.

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Organisation de la journée

10h00 à 12h00 conférences dans la salle de conférence du Lycée Pierre POIVRE de SAINT-JOSEPH

12h00 à 13h00 déjeuner

13h00 à 14h00 déplacement en autocar
vers l’OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE

14h00 à l’observatoire

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Les participants

Classe de 4ème JA Classe de 4ème LA
AULTIER MARIE ALEXANDRA ASVAT LUCKMAN
BEGUE LAURENT BEAUJARD ANTOINE
BENARD FLORIANE BORLOT SABRINA
BENARD YAN BRANCHEREAU FLAVIEN
BOYER ANAIS CHAMAND LAURA
BOYER LOIC FRANCOMME ANTHONY
BOYER MARIE STELLY GRONDIN LIONEL
CHEVERRY-SAMALENS MAILYS HEUVRAD ARNAUD
COURVILLE THIERRY HOARAU FABIEN
CRESPY JEROME HOAREAU AURELLE
CRESPY VINCENT HUET LESLYE
FONTAINE ADRIEN INGAR NASRINE
GRONDIN DANY K/BIDY TONY
GRONDIN EMILE LABONNE MARIE JULIE
GRONDIN STEPHANE LAI-TECK JESSICA
GUERIN VANESSA LAURET CAROLE
HAMOUDA MEDHI LEFEVRE AURELIE
HOARAU AUDREY LEFEVRE JULIE
HUET LAURENT LOUISE MURIELLE
HUET VIRGINIE MARCO JESSIE
LEBON VIRGINIE MOREL FABIOLA
MOREL LAURY MOREL MAGALIE
MUSSARD VICTOR MOREL MATHIEU
ORANGE DAVID NETALA LINDA
PAYET MARIE LINDSAY OLIVAR JOHANN
PAYET WILLIAM PAYET AURELIE
PICARD MARIE LAURA PRIANON JONATHAN
RIVIERE EMILIE QUILLERE MATTHIEU
VIENNE THIERRY TETU YOHANN
XAVIER SANDRA TILLUM VANESSA

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Les aléas naturels et technologiques majeurs à la REUNION

(conférence de Michel BALESTIER du Service Interministériel Régional de Défense et de Protection Civile) Balestier

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Il faut établir une distinction entre « catastrophe », « aléa », « risque » naturel ou technologique.
– l’aléa, est l’événement ou phénomène initial (naturel ou technologique)
– le risque, induit par l’aléa ( = danger potentiel)
– la catastrophe, déclenchée par l’aléa (= dommages effectifs ; concrétisation d’un risque)

Une catastrophe ou un risque naturel sont avant tout liés à l’environnement humain et économique, plus qu’à l’ampleur du phénomène lui-même. Ainsi, un séisme à la Plaine des Sables n’est pas un risque, alors qu’un séisme à Saint-Joseph est un risque majeur.
On distingue les « catastrophes naturelles » engendrées par des événements ou aléas géologiques (séismes, éruptions volcaniques, mouvements de terrains…), ou par des événements ou aléas climatiques (précipitations cycloniques, inondations,…) et les « catastrophes technologiques ».


Un aléa naturel (géologique, climatique), ou un aléa technologique se définit par :
sa nature : type d’événement, intensité (ampleur, durée…)
sa probabilité d’occurrence.
La notion de risque réunit deux notions indépendante :
la notion de probabilité
la notion de dommage
Il est important si les densités de population et des installations humaines sont importantes.

donc : RISQUE = ALEA X VULNERABILITE DU MILIEU
(événement x probabilité) x occupation du sol

Le risque majeur correspond à la situation suivante :
– dans un seul accident : de nombreuses victimes et/ou
– des dommages importants pour les biens et/ ou l’environnement
– l’organisation des secours demande une forte mobilisation des hommes et des systèmes.

  Domaine 1 Domaine 2 Domaine 3 Gravité

DEGRE
DU
RISQUE

Fréquence
très élevées ;

gravité
faible

Fréquence
moyenne ;

gravité
moyenne

Fréquence
faible ;

gravité
forte

NATURE
DU
RISQUE

Risque
individuel
de la vie quotidienne
Risque moyen
de temps en temps
Risque collectif

RISQUE MAJEUR

TYPOLOGIE
DU
RISQUE

RISQUES
NATURELS

– inondations,
– mouvements de terrains,
– séisme,
-volcans,
– feux de forêts,
– avalanches,
– risques atmosphériques
(cyclones, tempêtes, sécheresse).
RISQUES
TECHNOLOGIQUES
ET
RISQUES
DE TRANSPORT
– industries,
– nucléaire,
– biotechnologies,
– rupture de barrage
– transports collectifs des personnes,
– transports de matières dangereuses,
– pipe-lines

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Les cyclones et les fortes pluies
Descriptif du phénomène : un cyclone tropical est une dépression d’origine tropicale dans laquelle la vitesse moyenne des vents maximaux dépasse 117 km/h pendant 10 minutes.
Conséquences prévisibles : elles sont hélas trop bien connues des réunionnais.
Probabilité d’occurrence : même si statistiquement, les régions Est et Nord-Est de la réunion sont davantage exposés, en fait tous les secteurs de l’île sont susceptible d’être touchés par la partie la plus active du cyclone tropical. Pour l’île prise dans son ensemble, la période de retour est d’environ 6 ans avec trois mois critiques : janvier, février et mars.

Quelques chiffres

Vents

Pluies

7 janvier 1981 : cyclone Florine

rafales supérieures à 234 km/h enregistrées à la Plaine des Cafres

16/27 janvier 1980 : cyclone Hyacinthe

1170 mm en 12 heures,

1742 mm en 24 heures

3240 mm en 72 h,

6401 mm en 11 jours à Commerson

5625 mm en 11 jours au gîte de Bellecombe

29 janvier 1989 : cyclone Firinga

216 km/h mesurés en rafales à Saint-Pierre

11 février 1994 : cyclone Hollanda

234 km/h mesurés en pointe à Piton Sainte-Rose

12/13 février 1987 : dépression Clotilda

1410 mm en 24 heures à Grand Ilet

1500 mm en 24 heures à Commerson

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La sismicité
La Réunion se situe à l’intérieur d’une plaque tectonique, c’est-à-dire dans une zone de faible sismicité. Treize séismes d’importance, peuvent être considérés comme certains depuis la première occupation de la réunion en 1650. Leur intensité a pu être estimée de IV à VII. Leurs épicentres ne sont pas connus. Ces séismes résultent de l’enfoncement de la croûte océanique sous l’effet du poids de l’île.

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L’activité volcanique : les coulées de lave
L’activité éruptive actuelle du Piton de la Fournaise est l’une des plus régulières du monde, en moyenne une éruption tous les 10 mois. Elle se caractérise par un dynamisme effusif dominant, produisant essentiellement des coulées de lave basaltiques fluides dont 95% sont cantonnées dans l’Enclos, zone exploitée seulement pour quelques cultures sous forêt (Vanille, cardamone).

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L’activité volcanique : les projections
Les cheveux de Pélé représentent probablement le seul risque volcanique direct actuel concernant la quasi totalité de l’île. Produits lors de l’activité de fontaines de laves, ces filaments de verre volcanique étirés sont largement dispersés par les alizés à des kilomètres voire même des dizaines de kilomètres du point d’émission, sur les pourtours immédiats du volcan de la fournaise, et même ceux du Piton des Neiges. Ces fibres de verre représentent un danger pour le bétail et pour les hommes (perforation intestinales, accidents des yeux, des poumons …).
Quand le magma rencontre d’importantes masses d’eau (eau phréatique ou marine), il la vaporise. Cela augmente considérablement la quantité de gaz liée à l’éruption et conduit à des explosions violentes, pulvérisant les roches anciennes et la lave fraîche : l’éruption est dite « hydromagmatique« . Les blocs et les bombes retombent rapidement autour du lieu de l’explosion alors que les cendres, envoyées haut et loin peuvent recouvrir des dizaines de km2. 

Classification des produits pouvant être projetés par un volcan

Produits magmatiques

Taille

Produits non magmatiques, anguleux (origine = roches encaissantes)

Cendres ( = « poussières »)

de 0 à 2 mm

Cendres ( = « poussières »)

Lapilli ( = « petites pierres ») y compris cheveux de Pelé

de 2 à 64 mm ( = 2 pouce 1/2)

Lapilli

Bombes (de formes et composition diverses y compris les « scories »)

supérieure à 64 mm

Bombes

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les feux de forêts
Les feux de forêts sont des sinistres qui se déclarent et se propagent, sans contrôle, dans l’espace et le temps, au sein de formations végétales cultivées ou spontanées, de hauteurs et de densités variables, intéressant une surface minimale de 1 hectare d’un seul tenant, et d’une largeur de 25 mètres au moins.
Les feux de forêts sont déclenchés volontairement ou involontairement :
    – une personne peut mettre le feu volontairement à un terrain pour pouvoir l’acheter ;
    – un pique-niqueur qui fume jette involontairement sa cigarette qui n’est pas tout à fait éteinte et le feu se répand.
Les risques d’incendie sont fonction de la nature de la végétation mais surtout des conditions climatiques. A la réunion, le risque potentiel le plus grand se situe dans la région Ouest, où l’on rencontre les arbres de plus haute taille et les espèces végétales les plus combustibles (Tamarin, Acacia, Cryptoméria, Branle). Ceci s’explique dans une large mesure par la nature du climat, car il s’agit d’une zone où les précipitations sont les moins abondantes de l’île, et où la saison sèche est longue et très marquée.

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les aléas majeurs technologiques
On peut définir le risque industriel majeur de la façon suivante : tout événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et l’environnement.
Le risque industriel majeur est associé aux risques :
        – toxique dû à la propagation dans l’air et dans l’eau ou le sol, de produits dangereux pour notre santé : – toxique par inhalation si nous le respirons
        – toxiques par ingestion si nous l’avalons
        – toxiques par contact si nous le touchons.
        – risques d’incendie dû à l’inflammation de produits :
        – soit au contact d’autres produits
        – soit au contact d’une flamme ou d’un point chaud
        – risque d’explosion dû :
          – au mélange de certains produits avec d’autres ou à la libération brutale de gaz
      
     – soit à l’explosion de produits explosifs.

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Les plans élaborés à la réunion
Listes des plans de secours

Plan « ORSEC » départemental
Plans d’URGENCE :
– Plan ROUGE
– Plan Particulier d’Intervention de la Société réunionnaise de Produits Pétroliers
– Plan Particulier d’Intervention de la centrale EDF au Port
– Plan de Secours Spécialisé CYCLONE
– Plan de Secours Spécialisé FORTES PLUIES
– Plan de Secours Spécialisé ERUPTIONS VOLCANIQUES
– Plan de Secours Spécialisé Aérodrome de Saint-Denis Gilot
– Plan de Secours Spécialisé Lutte contre les perturbations importantes sur un réseau public de distribution d’eau potable
– Plan de Secours Spécialisé Service Prioritaire en Energie Electrique à la Réunion
– Plan de Secours Spécialisé ELECTRO-SECOURS
– Plan de Secours Spécialisé Feux de Forêt
– Plan de Secours Spécialisé Intervention en montagne et au volcan
– Plan de Secours Spécialisé Lutte contre les pollutions marines accidentelles du côté terre (POLAMR-TERRE)
– Plan de Secours Spécialisé Transport de matières dangereuses (TMD)
– Plan de Secours Spécialisé Recherche et sauvetage des aéronefs en détresse (SATER)

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FORMATION

INFORMATION PREVENTIVE

Milieux
professionnels

Système éducatif

Information des responsables et des citoyens

Sensibilisation et formation des techniciens

Sensibilisation et formation des enseignants

Etat, Collectivités locales
atlas des risques majeurs
Mairie :
dossier d’information pour l’aménagement et l’urbanisme (SDAU, POS, PAZ)
Citoyen :
affiches (lieux publics, plaquettes… pour la sensibilisation du public

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Etude de quelques aléas naturels majeurs :
Les caractéristiques de l’île de la Réunion et les mouvements de terrain

(conférence de Marc CRUCHET du Bureau de Recherches Géologiques et Minières de la Réunion (BRGM) A gauche Marc CRUCHET, à droite Michel Ballester

 Les mouvements de terrain concernent :
        – les mouvements de versants ;
        – les instabilités des cavités souterraines ;
        – la tenue des berges de rivière et les modifications du trait de côte.
Ils sont classé en fonction de leur mécanisme de déformation. On distingue ainsi les glissements, les éboulements et écroulements, les laves torrentielles, les effondrements et affaissements, les phénomènes d’érosion.

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MECANISME
La surface de rupture est soit plane, soit circulaire
Ils sont engendrés par :
– la suppression de la butée de pied (incision des vallées, affouillement des berges, décaissement d’un pied de talus) ;
– la surcharge pondérale (remblais, eau ) ;
– une augmentation de la pression interstitielle.
Les vitesses sont extrêmement variables de quelques mm par an à plusieurs mm par heure.

EXEMPLESALAREUNION
Les glissements superficiels (1 à 10 m3) dans les talus des route
– Le glissement de la Bretagne (3000 m3)
– Le glissement de Grand Ilet (280 millions de m3)

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Ils se produisent dans les zones à fort relief.
La terminologie est fonction des volumes en jeu. On parle :
        – de chutes de bloc (volume inférieur à 1 m3)
        – d’éboulement pour une colonne rocheuse ou une écaille (10 à 100 m3)
        – d’éboulement en grande masse ou d’écroulement pour un pan de falaise (plusieurs milliers de m3)

MECANISME
Individualisés géométriquement, les blocs ou masses rocheuses sont libérés gravitairement si se conjuguent des facteurs de prédisposition. On distingue :
        – les éboulements de surplomb ,
        – les phénomènes d’écaillage (appel au vide).

EXEMPLES A LAREUNION
L’éboulement de Mahavel en 1965 (30 millions de m3)
L’éboulement de Grand Sable en 1875 à Salazie
Les chutes de blocs dans les remparts de la rivière Langevin
Les éboulements de la route du littoral…
Les écroulements dans le rempart du Bras de Saint-Paul
Des éboulements très anciens ont été repérés dans les cirques exemple,
L’écroulement du plateau des Chênes à Cilaos

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Laves torrentielles, crues torrentielles, coulées de boues, ou encore coulées de débris, désignent des écoulements contenant des blocs et survenant par bouffées successives.

MECANISME
L’eau est le facteur déclenchant
Leur comportement est intermédiaire entre ceux des glissements de terrain et des crues.
Il faut une très grande quantité d’eau pendant un laps de temps très court (crue violente ou accumulation d’eau dans une ravine formant un barrage naturel)

EXEMPLES A LAREUNION
– Rivière de l’Est en 1927- Hellbourg en 1980 (route emportée) ;- Le pont de la route d’Ilet à Cordes détmit en janvier 1984

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Une cavité souterraine correspond à un vide dans le sous-sol.
Ce sont par exemple des tunnels de lave, des poches liées à un entraînement de matériaux par les eaux.

MECANISME
Les désordres liés à la présence de cavités souterraines sont :
        – les affaissements (tassements des terrains)
        – les effondrements généralisés ;
        – l’apparition de trous (entonnoirs en surface)

EXEMPLES A LA REUNION
– tunnels de laves de Saint Joseph ;- tunnels de lave de Saint Gilles ;- les « mares » dans les cirques (apparition de fontis)

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L’EROSION DES BERGES

Les berges sont soumises à la force érosive de l’eau en période de crues. L’affouillement en pied de talus provoque une mise en surplomb de ce dernier et une rupture.
Les matériaux meubles (alluvions, scories ) sont très facilement entraînés par les eaux contrairement aux coulées de basalte qui résistent.
Exemple des berges de la rivière des Remparts:
        – dans la ville de Saint Joseph- de la ravine Grand Coude à Grand Galet

L’EROSION DU LITTORAL
Sur le littoral, l’action de sapement par la houle provoque des surplombs. Les falaises littorales sont toujours verticales Exemples :
        – falaise de la route en corniche (la Pointe du Gouffre)
        – éboulement ancien de la caverne des Hirondelles à St Joseph

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La visite de l’Observatoire Volcanologique de la Réunion

L’Observatoire Volcanologique de la Réunion est situé à la Plaine des Caffres.
L’observatoire du Piton de la Fournaise est relativement récent car il a fallu attendre qu’une éruption détruise en partie le village de Saint-Rose en 1977, pour que l’observatoire soit enfin construit.

La visite de l’observatoire a été conduite sous la direction de M. VILLENEUVE.

M. Villeneuve



Celui-ci nous a détaillé les fonctions des divers rôles de l’observatoire.

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Salle d'enregistrement
Salle d’enregistrement
Sismographe et enregistreurs
Sismographe et enregistreur
le sismomètre : il s’agit d’une masse pesante inerte oscillant autour d’un axe horizontal ou vertical fixé sur un bâti solidaire de sol. Ce bâti suit les mouvements du sol lorsqu’il y a un déplacement brusque de celui-ci.

Le réseau sismique de surveillance est composé de 17 stations sismiques fixes disposés sur les flancs du volcan. Une station comporte un sismomètre associé à un émetteur radio, une antenne. L’énergie électrique est fournie par un ou deux panneaux solaires et une batterie. Les signaux sont envoyés en permanence, par onde hertziennes sur l’observatoire où ils sont réceptionnés, décodés et analysés.
On peut donc suivre la variation de l’activité sismique en temps réel et suivre la migration des foyers des séismes vers la surface lors de la montée du magma et donc prévoir son arrivée possible en surface.
Les capteurs des sismomètres sont très sensibles. On peut même compter le nombre des promeneur sur le Piton de la Fournaise !
La magnitude est une représentation de l’énergie libérée par un séisme. On le calcul à l’aide d’un formule à partir des données relevées sur les sismogrammes. L’échelle de Richter comporte 9 degrés. D’un degré à l’autre, l’énergie libérée par le séisme est multipliée par 20.

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On utilise des :

– extensomètres qui permettent de mesurer les mouvements des fissures. Leur sensibilité est très grande et permet d’enregistrer des variation aussi petites qu’un milliardième de mètre. Extensomètre
– distancemètre : lorsque le volcan gonfle, la distance entre n’importe quel point du volcan et un point fixe situé à l’extérieur va varier. Un distancemètre électro-optique à laser permet de mesurer des distances de plusieurs kilomètres avec une précision du millimètre par kilomètre en envoyant un rayon laser sur des réflecteurs situés en des points choisis du volcan. Au Piton de la Fournaise, deux distancemètres automatiques visent chacun une dizaine de réflecteurs. L’ensemble des données est télémétrées sur l’observatoire et permet d’évaluer la déformation du volcan due à la pression du magma.

Distancemètre

– inclinomètres : il est constitué d’un pendule horizontal suspendu par deux fils de silice. L’inclinomètre enregistre les variations de position du pendule dues aux mouvements du sol. Il permet de détecter des variations de pente aussi faible 1 mm de hauteur sur une distance de 1 km. Les signaux sont envoyés par radio à l’observatoire.

Inclinomètre de Blum

– balises GPS (Global Positioning System) : cette méthode très précise fait appel aux satellites et permet d’avoir en permanence la position d’un point sur un volcan et donc d’observer des mouvements millimétriques du sol où est installé la balise.

Balise GPS




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Le magma est un bain de silicates fondus contenant des gaz dissous et des minéraux. La montée du magma entraîne l’ouverture de fissures au sommet de la chambre magmatique et une dépressurisation conduisant à un dégazage. Les gaz, plus mobiles que le magma, parviennent en surface bien avant celui-ci. Ainsi, la montée du magma est précédée d’une modification de la composition chimique des fumeroles de surface, en particulier une augmentation de la teneur en radon. Le radon est un gaz issu de la désintégration de l’uranium 238 contenu dans les roches volcaniques. Au Piton de la Fournaise, en 1991, deux stations ont enregistré un pic de radon quatre jours avant une intrusion.
La mesure de la teneur en radon est effectuée en continu grâce à des sondes implantées dans le sol. Les mesures sont envoyées par télémétrie à l’observatoire.

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Le champ magnétique terrestre varie normalement avec le temps. En profondeur, au niveau de la chambre magmatique, la surpression et la circulation des fluides créent des variations de courant électrique qui modifient localement le champ magnétique : on parle de volcanomagnétisme. Avant ou pendant une éruption, on peut observer des variations allant jusqu’à 15 ou 20 unités de mesure, le nanotesla.

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La visite du site du cratère COMMERSON

Elle s’effectue sous la conduite de M. Philippe Mairine.

Philippe Mairine

 

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    Le « Commerson » est un volcan au cône surbaissé, creusé de trois cratères alignés sur une fissure éruptive longue d’un kilomètre et orientée N 145.
    Le cratère « Commerson », le plus impressionnant des trois, atteint 120 mètres de porofondeur.
    Le cône est constitué avant tout par des niveaux de bombes plus ou moins soudées. Certaines projections contiennent des blocs anguleux de roches anciennes, arrachées à l’encaissant lors de l’éruption, ce qui montre la violence de l’ascension du magma dans sa cheminée (grande vitesse, fort débit). Sur la paroi, on aperçoit par endroits des placages de projections soudées collés contre les laves anciennes ou contre les autres projections ; elles se sont mises en place en fin d’éruption.
    Les coulées du Commerson sont sorties essentiellement du cratère de lave visible au pied du rempart, 400 m en contre-bas. Elles nappent le fond de la vallée jusqu’à Saint-Joseph, 22 km plus loin, où elles ont construit La pointe de la Cayenne.
    L’éruption est datée de 1825 +/-74 ans. L’analyse géologique permet de proposer le scénario (hypothétique) suivant :
        – au début, une fissure orientée N 145 s’ouvre sous la poussée du magma, elle est située en bordure de la Rivière des remparts. Une éruption classique se produit avec des projections (niveau épais de scories plus ou moins soudées et de lapilli) et coulées de lave.
        – pour une raison inconnue, le magma perce la cloison entre la cheminée et la rivière, un flot important de lave sort alors du troisième cratère. Le niveau baisse brutalement dans les deux premiers et l’eau des nappes est aspirée par la dépression : des explosions violentes se produisent (projection de blocs);
        – suit une augmentation du débit dans la cheminée volcanique, provoquant la remontée du niveau de lave dans les deux cratères supérieurs tout en entretenant les coulées à grand débit s’échappant du cratère inférieur. Un lac de lave se met en place dans le cratère Commerson où le magma peut se dégazer (projections plus ou moins soudées) ; sa densité augment alors et il redescend dans le conduit pour s’écouler par le cratère inférieur ;
  
     – ultérieurement, la diminution du débit magmatique provoquera la baisse du niveau du lac de lave : les projections n’atteignent plus le sommet et se plaquent contre la paroi.
        – dans les derniers moments, quelques explosions phréatiques envoient un peu de cendre et de petits blocs de laves anciennes sur le pourtour des cratères.

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Trois volcans récents résultent de l’arrivée en surface d’un magma profond :
        – le Commerson, 1825 +/- 74 ans
        – le Piton du Cirque, 920 < âge < 5000 ans (Plaine des sables)
        – le Piton Chisny, 980 +/- 62 ans (Plaine des sables)

L’occurrence de ce genre d’éruption dévastatrice semble inférieure au millénaire pour autant qu’on puisse mesurer une probabilité de retour avec aussi peu d’évènements repérés dans le temps.

Les risques liés à ce genre d’éruptions sont de deux sortes :
        – les effets de souffle et de chocs des déferlantes basales dus aux explosions phréatomagmatiques ; ceux-ci peuvent être canalisés par une grande vallée (rivière des Remparts, Langevin et de l’EST) et atteindre, quoique amortis par la distance, les zones habitées ;
        – le recouvrement du fond et de l’embouchure d’une grande vallée par des coulées de laves. En plus des problèmes d’évacuation des populations menacées, la prise d’eau dans la rivière de l’Est pourrait être perdue privant la réunion du quart de son énergie électrique.

N’oublions pas cependant que la période de retour d’un tel événement est pluricentenale et qu’il est peu probable d’assister à une éruption de ce type dans les prochaines années !!! Ouf

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