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Les risques majeurs

Le risque
feux de forêt

Avec quinze millions d'hectares de zones boisées, la France est régulièrement soumise à des incendies de forêt, plus particulièrement en région méditerranéenne, en Corse et dans les Landes. Face à ce constat, l'État mène une politique de prévention active, dont la priorité est l'information du public et des usagers de la forêt.

Qu'est-ce qu'un feu de forêt ?

On parle d'incendie de forêt lorsqu'un feu concerne une surface minimale d'un hectare d'un seul tenant et qu'une partie au moins des étages arbustifs et/ou arborés (parties hautes) est détruite. En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille : le maquis, formation fermée et dense sur sol siliceux, la garrigue, formation plutôt ouverte sur sol calcaire et les landes, formations sur sols acides, assez spécifiques de l'Ouest de la France (Vendée et Bretagne), composées de genêts et de petits arbustes. Généralement, la période de l'année la plus propice aux feux de forêt est l'été, car aux effets conjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols, viennent s'ajouter les travaux en forêt.

Trois types de feu

Un feu peut prendre différentes formes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe :

Les feux de sol brûlent la matière organique contenue dans la litière, l'humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible ;

Les feux de sol
Les feux de sol

Les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c'est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement et affectent la garrigue ou les landes ;

Les feux de surface
Les feux de surface

les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d'autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.

Les feux de cimes
Les feux de cimes

- Les facteurs de déclenchement

Deux types de facteurs conditionnent le déclenchement des incendies de forêt.

Les facteurs naturels sont liés :

- aux conditions du milieu, c'est-à-dire aux conditions météorologiques auquel le site sensible est exposé. De forts vents accélèrent le dessèchement des sols et des végétaux et favorisent la dispersion d'éléments incandescents lors d'un incendie. La chaleur dessèche les végétaux par évaporation et peut provoquer la libération d'essences volatiles, à l'origine de la propagation des flammes. Enfin la foudre est à l'origine de 4 % à 7 % des départs de feux ;

- à l'état de la végétation, au regard de sa teneur en eau, de l'entretien général de la forêt, de la disposition des différentes strates arborées et des types d'essence d'arbres présents.
Parmi les essences d'arbres, on distingue :
- les pyrophiles, sensibles au feu, comme le pin sylvestre, la bruyère ou le ciste de Montpellier ;
- les pyrorésistantes, capables de résister aux incendies, comme la bruyère arborescente, le pin d'Alep, le chêne vert, le châtaigner ou le chêne liège ;

- à l'existence d'une zone de relief, dont les irrégularités accélèrent la propagation du feu.

Les progressions du feu
Les progressions du feu

Les facteurs anthropiques jouent un rôle prépondérant, car ils sont à l'origine du déclenchement des incendies de forêt dans 70 % à 80 % des cas.
Ils sont regroupés en cinq catégories : les causes accidentelles, les imprudences, les travaux agricoles et forestiers, la malveillance et les loisirs.

Le risque feu de forêt en France et dans le monde

En France, les zones les plus concernées par les incendies de forêt sont la région méditerranéenne et la Corse avec quatre millions d'hectares de maquis et garrigue, et les Landes avec un million de forêts de pins. Cependant tout le territoire peut être soumis à cet aléa, lorsque des phénomènes naturels exceptionnels, comme les tempêtes de 1999 ou des périodes de sécheresse, génèrent des conditions favorables aux incendies (accumulation de bois morts au sol par exemple).

Les principales causes de départ de feux en 2000
Les principales causes de départ de feux en 2000

Les surfaces brûlées en France
Les surfaces brûlées en France

Nombre de départs de feux
Les régions françaises les plus touchées par les incendies
de forêt de 1992 à 1998
Source : SCEES, 1999

Date Localisation Victimes et dégâts
20 août 1949 Cestas (Gironde) 82 morts ; 140 000 ha détruits
23-24 août 1986 Massif du Tanneron
(Bouches-du-Rhône)
1 mort et 200 personnes intoxiquées ou blessées ; 150 habitations détruites ;
7 000 ha brûlés
31 mars au
1er avril 1990
Saint-Aubin-de-Médoc
et Carcans (Gironde)
5 636 ha brûlés
25 au 28 juillet 1997 Marseille
(Bouches-du- Rhône)
4 650 ha brûlés, dont 3 500 ha pour l'incendie des massifs de l'Étoile et du Garlaban
25 juillet 1997 Septèmes-les-Vallons
(Bouches-du-Rhône)
3 450 ha brûlés
24 août 2000 Vivario (Haute-Corse) 3 902 ha brûlés
Juillet à septembre 2003 Var (massif des Maures), Corse 10 morts, 20 000 hectares dévastés dans le Var et 26 000 ha de forêts et
maquis brûlés dont 6 114 ha dans le département de Corse-du-Sud.

Dans les pays disposant d'importantes zones boisées, comme l'Indonésie, les États-Unis ou encore l'Australie, les incendies peuvent prendre des proportions gigantesques, au point de dévaster des millions d'hectares de forêts.

Les enjeux

Bien que les incendies de forêt soient beaucoup moins meurtriers que la plupart des catastrophes naturelles, ils n'en restent pas moins très coûteux en terme d'impact humain, économique, matériel et environnemental.

Les atteintes aux hommes concernent principalement les sapeurs pompiers et plus rarement la population. Le mitage, qui correspond à une présence diffuse d'habitations en zones forestières, accroît la vulnérabilité des populations face à l'aléa feu de forêt. De même, la diminution des distances entre les zones d'habitat et les zones de forêts limite les zones tampon à de faibles périmètres, insuffisants à stopper la propagation d'un feu.

Vulnérabilité
Vulnérabilité

La destruction d'habitations, de zones d'activités économiques et industrielles, ainsi que des réseaux de communication, induit généralement un coût important et des pertes d'exploitation.

L'impact environnemental d'un feu est également considérable en terme de perte biologique (faune et flore habituelles des zones boisées). Aux conséquences immédiates, telles que les disparitions et les modifications de paysage, viennent s'ajouter des conséquences à plus long terme, notamment
concernant la reconstitution des biotopes, la perte de qualité des sols et le risque important d'érosion, consécutif à l'augmentation du ruissellement sur un sol dénudé.

La gestion du risque de feu de forêt

Face au risque feu de forêt, l'État et les collectivités territoriales ont un rôle de prévention, qui se traduit notamment par une maîtrise de l'urbanisation pour les communes les plus menacées, une politique d'entretien et de gestion des espaces forestiers, principalement aux interfaces habitat / forêt, ainsi que par des actions d'information préventive.

Cependant, la population tout comme les propriétaires de terrains boisés, ont un rôle essentiel à jouer pour que cette prévention porte ses fruits. La première doit adopter un comportement approprié en cas de survenance d'un feu, tandis que les seconds doivent mettre en oeuvre tous les moyens existants afin de prévenir les incendies sur les terrains privés.

La prévention

La maîtrise de l'urbanisation s'exprime au travers des plans de prévention des risques naturels prescrits et élaborés par l'État. Dans les zones exposées au risque feu de forêt, le PPR peut prescrire ou recommander des dispositions constructives, telles que l'utilisation de matériaux ayant une certaine résistance au feu, des dispositions d'urbanisme, telles que l'obligation de défrichage autour des habitations et voiries, ou des dispositions concernant l'usage du sol. Les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les plans d'aménagement de zone (PAZ) prévus par le Code de l'urbanisme, sont des documents de synthèse en matière d'urbanisme. Ils permettent de refuser ou d'accepter sous certaines conditions un permis de construire, dans des zones pouvant être soumises aux incendies.

L'aménagement des zones forestières : face au risque feu de forêt, la prévention consiste en une politique globale d'aménagement et d'entretien de l'espace rural et forestier. Dans ce cadre, les plans intercommunaux de débroussaillement et d'aménagement forestier, les PIDAF, ont notamment pour but de planifier et de hiérarchiser l'aménagement (création de coupures de combustible, qui permettent de cloisonner les massifs et de réduire le risque de propagation du feu) et l'entretien des massifs forestiers. Le reboisement est envisagé dans une logique de gestion durable, car il permet de diminuer l'impact visuel et de ralentir l'érosion des sols. Il privilégie l'utilisation de peuplements moins combustibles par leur structure et leur composition. La réduction de la biomasse combustible par le pastoralisme ou l'agriculture constitue également une mesure de prévention du risque de propagation du feu.

L'information du citoyen : le droit à l'information générale sur les risques majeurs s'applique. Chaque citoyen doit prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir l'évaluer pour la minimiser. Pour cela il est primordial de se tenir informé sur la nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de comportement à adopter en cas d'événement (site du MEDD, de prim.net, mairie, services de l'État).

La surveillance et l'alerte : lors des périodes les plus critiques de l'année, une observation quotidienne des paramètres impliqués dans la formation des incendies (particulièrement les conditions hydrométéorologiques et l'état de la végétation), constitue la base de la surveillance. Tout départ de feu est rapidement détecté par les équipes de surveillance situées dans les guets terrestres (tours de guet) et complétées par des patrouilles mobiles, voire des patrouilles aériennes. En cas d'événement majeur, la population est avertie au moyen du signal national d'alerte.

- L'organisation des secours

Le maire peut élaborer sur sa commune un plan communal de sauvegarde qui est obligatoire si un PPR est approuvé. Si la situation le nécessite, le préfet a la possibilité de mettre en oeuvre le plan Orsec. La rapidité d'intervention des secours conditionne fortement l'étendue potentielle d'un incendie.

Les consignes

Les consignes générales s'appliquent et sont complétées par un certain nombre de consignes spécifiques au risque feu de forêt.

Consignes spécifiques

AVANT

Repérer les chemins d'évacuation, les abris.
Prévoir les moyens de lutte (points d'eau, matériels).
Débroussailler.
Vérifier l'état des fermetures, portes et volets, la toiture.

PENDANT

Si vous êtes témoin d'un départ de feu : Informer les pompiers (18) le plus vite et le plus précisément possible.
Attaquer le feu, si possible.

Dans la nature, s'éloigner dos au vent.
Si on est surpris par le front de feu, respirer à travers un linge humide.

À pied rechercher un écran (rocher, mur...).
Ne pas sortir de votre voiture.

APRÈS

Une maison bien protégée est le meilleur abri :

fermer et arroser volets, portes et fenêtres ;
occulter les aérations avec des linges humides ;
rentrer les tuyaux d'arrosage.

Éteindre les foyers résiduels.

L'indemnisation

Contrairement à d'autres risques naturels, ce n'est pas la garantie
" catastrophes naturelles " qui s'applique. Les préjudices causés par les feux de forêts figurent en effet parmi les risques assurables et peuvent donc faire l'objet d'un dédommagement, au titre du régime de l'assurance
incendie.

Glossaire : Cliquez ici

 

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le risque feux de forêt, consultez le site du ministère de l'Écologie et du Développement durable :

Le risque feu de forêts : cliquez ici

Ma commune face au risque : cliquez ici

Suite du livret des risques majeurs

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