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Le risque sismique

Le risque sismique

Le passage de l'aléa au risque suppose la prise en compte des enjeux soumis
à l'aléa.

Les conséquences des séismes

Les préjudices humains
Les séismes sont des phénomènes naturels pouvant être très destructeurs. Les victimes humaines directes sont pour la plupart concernées par l'effondrement des bâtiments, les mouvements de terrain associés ou les tsunamis dans le cas de séismes sous-marins.

Mais les grands séismes destructeurs occasionnent également un grand nombre de victimes indirectes du fait des ruptures de canalisation de gaz et des violents incendies qui s'ensuivent (San Francisco, Tokyo, etc.). Les populations sans abri doivent parfois être déplacées vers des zones moins affectées, ce qui augmente encore le préjudice psychologique des victimes.

Les préjudices matériels
Les dommages matériels dépendent de l'amplitude et de la durée du mouvement du sol, ainsi que du mode de construction. Il peut s'agir de détérioration des structures (fissuration) ou de destructions (écroulement des bâtiments). Outre les habitations, les séismes ont un impact très fort sur l'économie : destruction des infrastructures (ponts, routes, voies ferrées, etc.), détériorations de l'outil de production (usines), rupture des conduites d'eau, de gaz et d'électricité pouvant provoquer incendies, explosions, électrocutions.

Les effets sur l'environnement
Les grands séismes peuvent occasionner des désordres dans l'environnement. Pour les séismes les plus forts, le jeu des failles peut faire apparaître des dénivellations ou des décrochements de plusieurs mètres, avec parfois changement total de paysage (vallées barrées par des glissements de terrain et transformées en lacs, rivières déviées, etc.). Des sources peuvent se tarir, de nouvelles peuvent apparaître.

Les phénomènes historiques

La connaissance des grands séismes mondiaux varie en fonction de la date et du lieu de l'événement. Le dénombrement des victimes est délicat dans les pays en voie de développement ou trop isolés. Les séismes très meurtriers affectent le plus souvent des pays très densément peuplés (Chine, Japon, Inde, Indonésie, etc.) et/ou des pays où les constructions sont peu résistantes (Algérie, Turquie, Chili, etc.).

Magnitude
Ms
Nombre annuel moyen
au dessus de la magnitude Ms
8
1 à 2
7
20
6
100
5
1 500
4
7 500
3
plus de 1000 000
La fréquence des séismes dans le monde

En Europe, les grands séismes sont décrits par des témoignages, des représentations ou des écrits depuis plus de 2 000 ans, tandis que dans le nouveau monde, la description des phénomènes historiques ne commence qu'au XVIe siècle.

Avec les connaissances géologiques actuelles les scientifiques essayent d'identifier les failles actives, c'est-à-dire celles qui ont connu un déplacement depuis moins de 100 000 ans.

La sismicité française

On dénombre en moyenne chaque année une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 alors que plusieurs milliers sont ressentis dans l'ensemble du bassin méditerranéen.

La sismicité française métropolitaine, par les magnitudes attendues, ne peut être comparée à celle observée dans les zones les plus sensibles de la planète, évoquées ci-dessus. Toutefois, la situation tectonique de la France ne la met pas à l'abri d'un tremblement de terre destructeur.

La base de données Sisfrance établit un recensement des séismes ressentis en France entre l'an 580 et nos jours. Ce sont ainsi plus de 6 000 séismes qui ont été identifiés de façon certaine et dont certains ont occasionné victimes et dégâts importants.

Sur la base de la connaissance des séismes passés, la France est réglementairement découpée en cinq zones [ci-dessous]. À défaut de plus de précision le découpage de ces cinq zones respecte le découpage administratif cantonal. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Le zonage sismique de la France
Le zonage sismique de la France

L'outre-mer
Les Petites Antilles qui abritent la Martinique et la Guadeloupe sont situées sur un arc insulaire (zone de subduction entre deux plaques océaniques). Associés au volcanisme, les séismes sont fréquents dans cette région.

Martinique et Guadeloupe sont les seuls départements français classés en zone III. Guyane, Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon sont classés en zone 0. Les autres territoires d'outre-mer ne sont pas classées dans le zonage national.

La métropole
Le territoire métropolitain est dans sa grande majorité classé en zone 0. Les principales zones sismiques classées en zone II sont situées dans les Alpes (Pays niçois), les Pyrénées (Cerdagne et Béarn), la Provence (basse vallée de la Durance, Aix-en-Provence) et l'Alsace (région de Mulhouse).

Tremblement de terre de Nice
Conséquence du séisme de Ligurie à Nice, 23 février 1887.
Pour consulter un vaste ensemble d'illustrations de séismes historiques,
voir la collection Kozak
cliquez ici

Ruines à Saint-Cannat
Ruines à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône)
après le séisme de Lambesc du 11 juin 1909.

La plus grande partie des Alpes, des Pyrénées, de l'Alsace et la basse-vallée du Rhône sont classées en zones Ib ou Ia. D'autres petites régions sismiques sont également identifiées en Auvergne, dans les Charentes, la Vendée, le Saumurois et le Calvados.

Quelques effets de séismes
Au cours du séisme de San-Franciso [ci-dessous] du 18 avril 1906, la faille de San-Andreas a joué sur 470 km avec des décrochements (déplacements horizontaux) qui atteignaient 7 m et des rejets (déplacements verticaux)
de 1 à 3 m.
Lors du séisme de Tokyo le 1er septembre 1923, la baie de Sagami s'est soulevée de 2,5 m au Nord et s'est affaissée de 1 à 4 m au centre.
Lors du séisme de Chimbote au Pérou, le 31 mai 1970, l'effondrement d'un glacier et d'une paroi rocheuse du Huascaran anéantissent plusieurs agglomérations et tuent 54 000 personnes.
Le 25 avril 1963, le séisme de Monteynard dans l'Isère occasionne le tarissement définitif des captages communaux de Corrençon-en-Vercors.

Séisme de San Francisco
Séisme de San Francisco, 1906




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