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Le risque avalanche

Introduction Pendant des siècles, les montagnards ont vécu avec les avalanches. Ils ont appris à les redouter et à accepter leurs ravages, rebâtissant chalets et granges détruits, déplaçant les villages rasés, érigeant des protections et implorant les saints. Une connaissance empirique des avalanches s'est lentement constituée, mêlant mémoire collective et légendes. Cette connaissance a longtemps été le seul moyen de prévention du risque d'avalanche.

Dès les premières décennies du XXe siècle, la fréquentation de la montagne connaît une évolution qui s'est accélérée depuis les années soixante. Le développement des sports d'hiver, l'industrialisation des vallées alpines et pyrénéennes, la multiplication des voies de communications ont changé les rapports de l'homme et de l'avalanche.

Dans les années soixante-dix, la catastrophe de Val-d'Isère* a dramatiquement attiré l'attention sur le risque que représentent les avalanches. Une politique nationale d'étude des avalanches et de prévention du risque fut engagée et se poursuit encore.

Aujourd'hui, les avalanches concernent plus de six cents communes françaises et font plusieurs dizaines de victimes chaque année. La plupart de ces victimes sont des adeptes de la randonnée hivernale, du ski hors piste ou de l'alpinisme. Mais les avalanches menacent aussi des routes et des zones urbanisées, perturbant l'activité des vallées. En février 1999, les avalanches de Montroc (Chamonix - Haute-Savoie) et de Taconnaz (Les Houches - Haute-Savoie) nous ont rappelé les limites de nos moyens de prévision, de prévention et de protection contre les avalanches.

Aléa, enjeu, risque
L'aléa, l'enjeu, le risque

Quelques définitions

* En 1970, une avalanche détruisît le chalet de l'UCPA de Val-d'Isère (Savoie) et fit 39 victimes et 37 blessés, principalement parmi les étudiants qui occupaient le chalet.

Le mot avalanche trouve son origine dans le franco-provençal avalanche, attesté en 1487, qui dérive des formes françaises anciennes lavanche et lavange sous l'influence du terme avaler (descendre). Ces formes semblent dériver du latin labis signifiant chute, glissement, effondrement. À la fin du XVIIIe siècle, le Dictionnaire de l'Académie française, dans son édition de 1798, définit une avalanche comme une « masse formée par les neiges qui roulent en s'accumulant du haut des montagnes ». Cette forme est décrite comme peu usitée et le dictionnaire renvoie à lavanche ou lavange : «grande quantité de neige qui tombe tout-à-coup des montagnes ».

L'aléa est la manifestation d'un phénomène naturel ou Anthropique d'occurrence et d'intensité données.

L'enjeu est l'ensemble des personnes et des biens (ayant une valeur monétaire ou non monétaire) pouvant être affectés par un phénomène naturel ou des activités humaines.

Le risque majeur est la conséquence d'un aléa d'origine naturelle ou humaine, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dommages importants et dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.

La vulnérabilité exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l'aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent la réduire en atténuant l'intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux.



Conception réalisation : Alp'Géorisques et Graphies.

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