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Le
département est concerné par les crues du Rhône et
de la Saône. Les crues de la Saône sont caractérisées
par des montées lentes et elles sont donc longues.
Sur le Rhône à l'amont de Lyon, les crues sont plus
rapides et donc plus courtes. A l'aval de Lyon, suivant
qu'elles sont dues au Rhône ou à la Saône, leur rapidité
et leur durée sont variables.
Au siècle dernier, les crues de la Saône en 1840 et
du Rhône en 1856 ont été particulièrement désastreuses.
Si la situation a évolué depuis, ces cours d'eau ne
sont pas inoffensifs autant et leurs crues sont toujours
à craindre à |
l'heure actuelle.
Les crues du Rhône et de la Saône sont surveillées
par le service d'annonce des crues de Lyon, au service
de la navigation Rhône-Saône.
Crues et inondations concernent aussi les autres cours
d'eau, mais de façon bien différente. De manière générale,
il s'agit de montées des eaux très rapides faisant
suite à des pluies violentes. Les crues récentes de
1983 (Brévenne, Azergues) et de 1993 (Ozon, ruisseaux
du Beaujolais, Yzeron) prouvent que la vigilance ne
doit pas se relâcher à l'égard de ces cours d'eau.
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Dans
le département du Rhône, les mouvements de terrains
se retrouvent essentiellement sous la forme :
- de glissements de terrains et de ravinements avec
coulées boueuses dans les terrains pentus de nature
argileuse ou composés de produits d'altération,
- d'effondrements ou d'affaissements dus à la présence
de mines, de carrières et de vestiges archéologiques
souterrains,
- de chutes de pierres liées à la présence de falaises
et de zones pentues. |
Les mouvements de terrains ne sont pas influencés
par les éventuels séismes à foyers lointains. Les
zones instables les plus connues et aussi les plus
meurtrières sont la colline de Fourvière (41 morts
en 1930), la colline de la Croix Rousse (30 morts
en 1932), la balme de la Mulatière (1 mort en 1993).
La falaise de Couzon au Mt d'Or s'est également effondrée
en 1993, sans faire de victimes. Les autres phénomènes
survenus dans le Rhône ont affecté surtout les voiries
(effondrements de route, chutes de blocs…). |
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L'industrie
du département du Rhône est caractérisée par l'importance
de son secteur d'activités chimiques et pétrolières.
Les sites industriels détiennent, fabriquent et utilisent
des produits potentiellement dangereux pour l'homme
et en quantités importantes.
Parmi ces sites industriels, 24 d'entre eux relèvent
de l'application en France de la directive européenne
du 24 juin 1982 concernant les risques d'accident majeurs
de certaines activités industrielles.
Ils sont situés pour nombre d'entre eux dans la périphérie
sud de l'agglomération lyonnaise et principalement dans
la "vallée de la chimie". |
D'autres sont à quelques dizaines de kilomètres, dans
les secteurs de Neuville et Villefranche au nord, de
Givors au sud.
Les effets d'un accident majeur dans un de ces sites
peuvent atteindre tout ou partie d'une ou plusieurs
communes avoisinantes. Au total, 31 communes du département
peuvent être affectées, dont une du fait de sites industriels
situés dans l'Isère.
Les accidents majeurs survenus dans le département ont
eu lieu à la raffinerie de Feyzin (1966, incendies et
explosions, 17 morts, 84 blessés) et au port de Lyon
Edouard Herriot (1987, incendies et explosions, 2 morts,
15 blessés). |
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transport de matières dangereuses (TMD) dans le département
s'opère par route, rail, voie d'eau et canalisations.
Il utilise de nombreuses routes et les autoroutes pour
le transit et pour la desserte locale. En 1990, la SNCF
a acheminé 20 millions de tonnes de matières dangereuses.
Le trafic fluvial s'élève à près de 2 millions de tonnes
de produits transportés, avec une forte concentration
dans le secteur Lyon-Pierre Bénite. |
Aucun accident très grave impliquant des matières dangereuses
comme celui de La Voulte en Ardèche (dégâts matériels
suite à un déraillement de train) ou comme celui de
la Combe des Eparres en Isère (12 morts à la suite d'une
collision de transports routiers) n'a été à déplorer
dans le département.
Cependant, toutes les communes traversées par un grand
axe de circulation ou une voie ferrée sont de fait soumises
à ce risque. |
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Dans
le Jura, le barrage de Vouglans (600 millions de m3)
est un des grands barrages de la région dont la rupture
brutale et imprévue pourrait avoir les plus importantes
conséquences sur le département.
La modélisation de ces conséquences montre des effets
de type inondation catastrophique débutant environ 10
heures après la rupture, ayant une hauteur d'eau maximale
légèrement supérieure à une dizaine de mètres, et affectant
de nombreuses communes de part et d'autre du Rhône dans
tout le département, et de part et d'autre de |
la Saône depuis Couzon au Mont d'Or jusqu'à son confluent
avec le Rhône.
Le département compte 5 barrages situés dans les monts
du Beaujolais et du Lyonnais : barrages de Cours la
Ville, de Cublize, de Joux, de la Gimond, de Thurins.
Un accident majeur sur l'un d'entre eux (rupture brutale
et imprévue) devrait avoir des effets limités au lit
majeur des rivières, donc ne concernerait que les fonds
de vallée.
Les accidents majeurs survenus en France sont Bouzet
(1895, 100 morts) et Malpasset (1959, 421 morts). |
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| Aucune
centrale nucléaire ou installation nucléaire n'est installée
dans le département. Cependant, la proximité de certains
établissements situés dans l'AIN, la DROME, et surtout
l'ISERE conduit à prendre en compte ce risque nucléaire.
Pour le cas d'un réacteur à eau pressurisée (REP) qui
seul intéresse le département et en retenant les recommandations
de la Commission Internationale de Protection Radiologique
(CIPR), l'accident maximal envisageable pourrait conduire
à prévoir, dans un délai de 12 à 24 heures, le confinement
des populations dans un rayon maximal de 10 |
km ou l'évacuation des populations dans un rayon maximal
de 5 km.
Ces premières mesures pourraient être complétées à plus
long terme, par exemple par une restriction de consommation
de produits alimentaires ou par une réhabilitation des
zones contaminées.
Trois communes du sud du département, AMPUIS, CONDRIEU,
TUPIN et SEMONS, sont en partie situées dans le rayon
de 10 km autour de la centrale de Saint-Alban - Saint-Maurice
l'Exil qui est un réacteur à eau pressurisée. |
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