6-3 Les crues lentes ou crues de rivières

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Sur le territoire national, la longueur totale des cours d’eau pérennes, de plus de 2 m de largeur et bordant au moins une agglomération, est de 71 600 km.
Les zones inondables représentent 3.5 % du territoire et près de 9 400 communes1 (sur 36 600) sont plus ou moins gravement menacées par les inondations, sur une partie de leur territoire.
En France, les précipitations ont un régime très irrégulier, qui entraîne de fortes variations de débit des cours d’eau.Le débit de crue peut provenir de la pluie et/ou de la fonte des neiges. Les crues fluviales sont caractérisées par des montées relativement lentes des eaux. Elles peuvent être annoncées de quelques heures à plusieurs jours à l’avance.
En dépit de leur évolution relativement lente, les crues fluviales peuvent être accompagnées localement de phénomènes dangereux d’affouillement et d’entraînement, liés à la vitesse du courant, ou de phénomènes de débâcle consécutifs à la rupture d’un embâcle.
Les inondations peuvent se manifester selon divers processus isolés ou cumulés:
- submersion des berges,
- contournement ou rupture d’un système d’endiguement,
- remontée de l’eau dans les réseaux d’assainissement ou d’eaux pluviales,
- remontée de la nappe alluviale,
- rétention d’eaux pluviales liée à une capacité insuffisante d’infiltration des sols ou d’évacuation du réseau d’eaux pluviales.

L’Isère
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  • Le XVIIIe siècle a connu trois crues exceptionnelles de l’Isère. Au siècle suivant, en 1859 l’Isère qui roulait 1850 m3/s a traversé Grenoble en inondant les principaux quartiers (1,2 m d’eau place Grenette). Les crues suivantes ont été de plus faible amplitude. Depuis 1928 elles n’ont guère dépassé le débit de la crue décennale soit 900 à 1000 m3/s .
    Des travaux ont été réalisés à Grenoble pour tenter de contenir une crue de projet de 1600 m3/s

    Influence des aménagements hydroélectriques sur les crues

    L’Isère et ses principaux affluents comportent de nombreux aménagements hydroélectriques équipés d’importants réservoirs de stockage en tête des bassins versants et, de ce fait, le régime des débits de ces rivières, en un point donné, se trouve influencé par le fonctionnement des aménagements situés en amont. Mais cette influence va très vite en s’atténuant, à mesure que les débits moyens en 48 h augmentent.
    En effet, pour l’Isère, les retenues n’intéressent que de petits bassins versants, sans grand effet sur les crues au droit de Grenoble. Pour le Drac, les réservoirs situés plus près du confluent, étant exploités en priorité pour la production hydroélectrique, sont proches du maximum de remplissage en automne, époque où les risques de crues extrêmes paraissent les plus importants. De plus, leur capacité, relativement modeste vis-à-vis de réservoirs écrêteurs de crue, peuvent les rendre inefficaces dans le cas de très grosses crues (au-delà du temps de retour de 100 ans).
    La dernière en date des grandes retenues, celle du Mont-Cenis, a été mise en service en 1968. On peut donc considérer, depuis lors, que l’influence des aménagements sur les débits moyens mensuels est constante. Par ailleurs, les débits de pointe, pour les petites crues uniquement, sont écrêtés en proportion de la marge de sécurité (niveau entre la cote maximale de la retenue et celle de la crête du barrage), sous réserve que l’ouvrage puisse supporter sans dommage un déversement.

    Crue de projet

    En accord avec la Direction départementale de l’équipement de l’Isère, l’Association départementale1 et EDF, la crue de projet pour l’endiguement de l’Isère a été fixée à 3 000 m3/s, valeur déjà retenue dans les projets antérieurs d’endiguement de l’Isère, à l’aval de Grenoble, par l’Etat. Ce débit correspond à Saint-Gervais à un temps de retour de 150 ans dans le cas d’un débit de pointe.

    b. La Bourbre

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    1D'après le ministère de l'Environnement.