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Qui fait quoi ?  

Qui fait quoi ?

 

La surveillance sismologique en France (2001)
 


  Le BCSF est l'instance légale chargée de collecter et de diffuser les informations sismologiques en France (décret du 28 juillet 1921). Le BCSF est sous tutelle des ministères de la recherche et de l'éducation nationale. Son directeur est, en conformité avec le décret, le directeur de l'EOST (Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre de l'Université Strasbourg 1). Le BCSF publie dans un délais de 2 ans les données sur les séismes se produisant en France. Il collecte directement les données macrosismiques et indirectement les données instrumentales.

Le ReNaSS a été créé auprès du BCSF par le CNRS-INSU (institut national des sciences de l'univers) en 1980. Le ReNaSS coordonne la collecte des données instrumentales provenant des réseaux de surveillance sismique CNRS-Université pour tout séisme ayant lieu en France métropolitaine. Le site central du ReNaSS a développé un système opérationnel de détection des séismes. Il informe rapidement le BCSF, les services de la sécurité civile et les agences de presse de l'occurrence de tout événement sismique significatif en France.

Le LDG du DASE au CEA a installé au début des années soixante un réseau sismique de détection des explosions nucléaires souterraines. Les données collectées depuis 1963 par le LDG concernent également les séismes et le LDG diffuse également des informations rapidement sur les séismes se produisant en France. Les données du LDG sont transmises traitées et publiées par le BCSF en temps différé.

Les observatoires volcanologiques, de l'institut de physique du globe de Paris, de la Martinique et de la Guadeloupe sont chargés de la surveillance sismologiques des Antilles. Les données de ces réseaux devraient être intégrés progressivement au RéNass.

Le BRGM a été de 1978 à 1986 chargé par le CNRS-INSU (INAG à l'époque) de la collecte des enquêtes macrosismiques. Depuis 1986 la responsabilité de la conduite de ces enquêtes est revenue au BCSF à Strasbourg. Une convention entre le BCSF et le BRGM prévoit l'échange d'informations sur les données macrosismiques.

Enfin, les données instrumentales collectées par le ReNaSS et le LDG présentant le défaut de saturer près des épicentres des séismes ressentis par la population, un réseau accélérométrique permanent (RAP) est progressivement mis en place à l'initiative de l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble, avec le financement du MEDD. Le RAP a pris la forme juridique d'un Groupement d'Intérêt Scientifique en décembre 2000. Le GIS RAP réunit un grand nombres de partenaires (universités, CNRS, CEA, IPSN BRGM...).

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