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Affaire Pormanove : sursis et « bannissement numérique » pour deux streamers

Affaire Pormanove : sursis et « bannissement numérique » pour deux streamers

L'affaire Pormanove a secoué le monde du streaming en France, mettant en lumière les dérives potentielles de certaines pratiques en ligne. Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, était un streamer français connu pour ses diffusions en direct sur la plateforme Kick. Le 18 août 2025, lors d'un live de près de 300 heures, il est décédé en direct, suscitant une onde de choc dans la communauté. (lemonde.fr)

Au cœur de cette tragédie se trouvaient deux autres streamers : Owen Cenazandotti, alias "Naruto", et Safine Hamadi, dit "Safine". Ces derniers ont été jugés pour des faits de violences en réunion, abus de faiblesse, diffusion d'images violentes et provocation à la haine ou à la violence. Les accusations portaient sur les violences physiques et verbales infligées à Jean Pormanove et à Stéphane G., alias "Coudoux", un quadragénaire sous curatelle. (rtl.fr)

Le 7 juillet 2026, lors de l'audience au tribunal correctionnel de Nice, le parquet a requis des peines de prison avec sursis et un "bannissement numérique" à l'encontre des deux prévenus. Pour Naruto, une peine de 30 mois de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, ainsi qu'une amende de 30 000 euros ont été demandées. Pour Safine, la procureure a requis 18 mois de prison avec sursis probatoire et une amende de 15 000 euros. Le "bannissement numérique" proposé consistait en une interdiction à vie de publier sur les plateformes en ligne. (rtl.fr)

Le 5 août 2026, le tribunal correctionnel de Nice a rendu son jugement. Owen Cenazandotti, alias "Naruto", a été condamné à une peine de prison avec sursis de 24 mois et à une amende de 15 000 euros. Safine Hamadi, dit "Safine", a écopé d'une peine de prison avec sursis de 18 mois et d'une amende de 5 000 euros. Les deux ont également été interdits de publier en ligne pendant six mois. Bien qu'ils n'aient pas été jugés pour homicide involontaire—l'autopsie ayant conclu à l'absence d'intervention d'un tiers—ils ont été reconnus coupables de violences en réunion, abus de faiblesse et incitation à la haine. (lemonde.fr)

Cette affaire a mis en lumière les dérives du "trash streaming", où des contenus choquants sont diffusés en direct pour attirer l'attention et générer des revenus. Elle a également soulevé des questions sur la responsabilité des plateformes en ligne et la nécessité d'une régulation plus stricte des contenus diffusés. La ministre déléguée au numérique a d'ailleurs interpellé la plateforme Kick et saisi les autorités de régulation pour dénoncer le laxisme dans la modération des contenus en ligne. (lemonde.fr)

L'affaire Pormanove a donc servi de catalyseur pour une réflexion plus large sur les pratiques du streaming en France et la protection des individus contre les abus en ligne.

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